Le « pourrissement du cerveau » ! C’est la traduction d’une expression anglo-saxonne qui gagne en visibilité ces derniers temps : le brain rot… A quoi fait-elle référence ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 | mis à jour aujourd'hui à 17:28 - Temps de lecture :

  • L’expression brain rot a été retenue comme « mot » de l’année 2024 par les experts linguistiques de l’Université d’Oxford, qui tentent par ce classement de retenir des mots ou expressions susceptibles « de refléter les états d’esprit et conversations qui ont contribué à façonner l’année écoulée ».Photo Adobe Stock

    L’expression brain rot a été retenue comme « mot » de l’année 2024 par les experts linguistiques de l’Université d’Oxford, qui tentent par ce classement de retenir des mots ou expressions susceptibles « de refléter les états d’esprit et conversations qui ont contribué à façonner l’année écoulée ».

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • Ce brain rot – ou pourrissement du cerveau, donc…- est ainsi défini comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, notamment considérée comme résultant d’une surconsommation de contenus (particulièrement de contenus en ligne) jugés insignifiants ou peu stimulants ». Une façon ainsi de rendre compte des préoccupations concernant les effets de la consommation excessive de contenus en ligne de faible qualité. Et les experts britanniques de pointer une augmentation de la fréquence d’utilisation de… 230 % entre 2023 et 2024 !Photo Adobe Stock

    Ce brain rot – ou pourrissement du cerveau, donc…- est ainsi défini comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, notamment considérée comme résultant d’une surconsommation de contenus (particulièrement de contenus en ligne) jugés insignifiants ou peu stimulants ». Une façon ainsi de rendre compte des préoccupations concernant les effets de la consommation excessive de contenus en ligne de faible qualité. Et les experts britanniques de pointer une augmentation de la fréquence d’utilisation de… 230 % entre 2023 et 2024 !

    Photo Adobe Stock

  • Qu’entendent les experts de l’Université d’Oxford par contenus « insignifiants ou peu stimulants » ? Ils citent : la série de vidéos virales Skibidi Toilet du créateur Alexey Gerasimov, qui met en scène des toilettes humanoïdes. Ou les mèmes créés par les utilisateurs autour de l’expression « only in Ohio », qui font référence à des événements étranges ou absurdes survenus dans l’État de l’Ohio. Le tout, sur un réseau social bien connu…Photo Adobe Stock

    Qu’entendent les experts de l’Université d’Oxford par contenus « insignifiants ou peu stimulants » ? Ils citent : la série de vidéos virales Skibidi Toilet du créateur Alexey Gerasimov, qui met en scène des toilettes humanoïdes. Ou les mèmes créés par les utilisateurs autour de l’expression « only in Ohio », qui font référence à des événements étranges ou absurdes survenus dans l’État de l’Ohio. Le tout, sur un réseau social bien connu…

    Photo Adobe Stock

L’expression brain rot a été retenue comme « mot » de l’année 2024 par les experts linguistiques de l’Université d’Oxford, qui tentent par ce classement de retenir des mots ou expressions susceptibles « de refléter les états d’esprit et conversations qui ont contribué à façonner l’année écoulée ».

Ce brain rot – ou pourrissement du cerveau, donc…- est ainsi défini comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, notamment considérée comme résultant d’une surconsommation de contenus (particulièrement de contenus en ligne) jugés insignifiants ou peu stimulants ». Une façon ainsi de rendre compte des préoccupations concernant les effets de la consommation excessive de contenus en ligne de faible qualité. Et les experts britanniques de pointer une augmentation de la fréquence d’utilisation de… 230 % entre 2023 et 2024 !

Faible qualité…

Qu’entendent les experts de l’Université d’Oxford par contenus « insignifiants ou peu stimulants » ? Ils citent : la série de vidéos virales Skibidi Toilet du créateur Alexey Gerasimov, qui met en scène des toilettes humanoïdes. Ou les mèmes créés par les utilisateurs autour de l’expression « only in Ohio », qui font référence à des événements étranges ou absurdes survenus dans l’État de l’Ohio. Le tout, sur un réseau social bien connu…

Quelles conséquences ?

Ce brain rot jouit déjà d’une littérature scientifique relativement abondante. Comme l’explique Mustafa Gül, un chercheur turc (Kahramanmaras Sütçü İmam University) qui en 2025, a travaillé auprès d’une population d’étudiants, « les symptômes de ce brain rot comprennent le fait de passer des heures devant un écran, l’anxiété ressentie en l’absence de dispositifs mobiles (téléphone, tablette… n.d.l.r.) et une diminution de la capacité à accorder une attention appropriée à des activités ayant de la valeur ». Et potentiellement des contenus peu plus longs voire des livres…

Il pointe « des risques pour la santé cognitive, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes ». A savoir :

– Une altération du développement cérébral ;

– Un risque accru de « troubles cognitifs, comportementaux et émotionnels » ;

– Une diminution de l’estime de soi, souvent associée à des temps d’écran importants ;

– Une augmentation de la fréquence et de la gravité des troubles de la santé mentale et des addictions ;

– Un ralentissement des apprentissages et de l’acquisition de connaissances ;

– Une altération de la concentration, des troubles de la mémoire et un risque accru de déclin cognitif prématuré.

Comment lutter ?

Face à la difficulté des moyens pour contrer ce phénomène d’ampleur, le scientifique turc suggère deux préconisations :

– Que les établissements scolaires mettent en place « des restrictions concernant l’utilisation des téléphones pendant certaines heures ou certains cours, afin de réduire les distractions numériques et de favoriser une attention soutenue » ;

– L’utilisation d’applications qui permettent de surveiller le temps d’écran quotidien des élèves « devrait être encouragée et davantage généralisée », pointe-t-il. Histoire que chacun se rende compte du temps passé devant ces contenus. En espérant une prise de conscience…

Articles les plus lusMagazine Santé