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La construction d’une nouvelle station de traitement de l’eau à Sanikiluaq, au Nunavut, devrait mettre fin à un avis de non-consommation en vigueur depuis une décennie.
Diffusé par le gouvernement du Nunavut en juin 2016 (nouvelle fenêtre), cet avis interdit la consommation de l’eau de la station actuelle en raison de sa forte teneur en sel, risquée pour les personnes qui doivent limiter leur consommation de sodium, comme celles qui souffrent d’hypertension, ainsi que pour les bébés, les enfants et les aînés.
Lorsque le problème a été détecté, les résidences et les commerces de cette communauté de quelque 1100 habitants ont été équipés de systèmes de filtration par osmose inverse afin de rendre l’eau propre à la consommation, mais certains résidents puisent plutôt leur eau dans des sources.
Le maire de Sanikiluaq, Johnny Appaqaq, croit que la nouvelle station renforcera la confiance des habitants envers l’eau livrée à domicile.
J’ai hâte de voir à quoi ressemblera le bâtiment, a-t-il dit, à la mi-septembre, soulignant la création d’emplois pour les habitants.
Selon Robert Hedley, l’agent administratif principal de la communauté, la présence du sel dans l’eau est liée à la géographie. Sanikiluaq est en effet située sur les îles Belcher, dans la baie d’Hudson, dont les eaux sont salées.
Il explique que les eaux souterraines qui alimentent le lac Sanikiluaq, la source d’eau de la communauté, se chargent en sel au contact des roches environnantes.
Une énorme différence
Le 1er avril, le gouvernement du Nunavut a accordé un contrat de 38,5 millions de dollars à Hardy Construction pour construire la station de traitement de l’eau, à côté de l’installation existante.
D'après Robert Hedley, si tout se déroule comme prévu, celle-ci sera opérationnelle d’ici octobre 2027.
La nouvelle station continuera à puiser l’eau du lac Sanikiluaq, et son processus de traitement comprendra l’ultrafiltration, l’osmose inverse et la chloration afin que l’eau soit conforme aux directives de Santé Canada.
Robert Hedley affirme que cette station plus sophistiquée améliorera énormément de choses sur le plan de l’efficacité.
L’usine actuelle filtre et chlore l’eau, ajoute-t-il. Il faut environ 20 minutes pour qu’un camion-citerne se remplisse. Ensuite, l’eau repose entre 20 et 30 minutes, puis elle est analysée pour s’assurer qu’elle est correctement désinfectée.
Robert Hedley estime que, pour chaque période de huit heures pendant laquelle le camion effectue des livraisons, quatre sont consacrées à l’attente. Et même après tout ce temps, l’eau demeure impropre à la consommation.
En plus de produire de l’eau potable, la nouvelle station permettra d’accélérer la livraison, assure-t-il.
Il y aura deux stations de remplissage. Remplir un camion ne devrait prendre que de 10 à 15 minutes, et celui-ci pourra se rendre directement chez les habitants, affirme Robert Hedley. Cela va considérablement améliorer notre efficacité. Ce sera moins dur pour les camions, il y aura moins d’usure et, en théorie, moins d’heures supplémentaires.
Le maire, Johnny Appaqaq, soutient que Sanikiluaq tentait depuis longtemps d’obtenir une nouvelle station. Une fois les travaux terminés, dit-il, cela représentera beaucoup pour sa communauté.
Avec des informations de Liny Lamberink (nouvelle fenêtre)


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