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La première ministre japonaise, première femme de l’histoire à occuper le poste dans le pays, a mis sa popularité au service d’une politique qui s’inscrit dans les pas de son mentor Shinzo Abe. Mais la baisse de sa popularité fait naître des doutes sur son avenir.

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La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, à Tokyo, le 2 octobre 2026. La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, à Tokyo, le 2 octobre 2026.

« Pour un Japon plus fort et plus prospère. » La promesse figure sur les affiches du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, placardées depuis janvier dans tout l’Archipel. Elle encadre une image de Sanae Takaichi, la première ministre, souriante, en tailleur sombre et collier de perles, la main en avant, comme une invitation à la suivre, ce que de moins en moins de Japonais semblent disposés à faire. Des scandales mal gérés, les inquiétudes nées des tensions avec la Chine, l’inflation persistante et une immigration perçue comme menaçant la sécurité et les fondements de la culture nippone font vaciller son taux de soutien. Certes encore solide, il n’a jamais été aussi bas, à 49,1 %, selon l’enquête du 19 octobre de l’agence Kyodo, contre 65 % début 2026.

En devenant la première femme à diriger un gouvernement japonais, Sanae Takaichi a marqué l’histoire de son pays. Un an après son entrée en fonctions, le 21 octobre 2025, la cheffe du gouvernement continue de jouer de cette « nouveauté » afin de soigner une image positive et de compenser des décisions à forte connotation conservatrice qui n’ont rien d’une rupture avec la politique de ses prédécesseurs, au premier rang desquels son mentor, le toujours populaire Shinzo Abe (1954-2022), dont elle revendique à l’envi l’héritage.

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