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CHRONIQUE - Une semaine sur deux, notre chroniqueur pose son regard ironique sur l’actualité. Aujourd’hui, il imagine un débat entre tous les candidats de la gauche plurielle à la présidentielle.
20 h 30. Le débat s’apprête à commencer. Le 11e arrondissement de Paris s’est figé dans le silence, le quartier retient son souffle devant sa télévision. Le moment est historique. Sur le plateau, quelques drapeaux palestiniens ondulent dans le public ; l’ambiance est chaleureuse, l’union de la gauche enfièvre. Avant de débuter, chacun des candidats va embrasser la main de Gabriel Zucman en signe d’allégeance. Tout d’un coup, la panique s’empare des candidats : 54 % des débatteurs sont des hommes. Pour atteindre la parité, on demande à deux femmes dans le public de participer.
21 h 15. Sur la laïcité, deux lignes s’affrontent. D’un côté, la ligne de la laïcité rigoureuse (quelques églises pourront rester ouvertes), et de l’autre, la ligne de la laïcité ouverte (elles devront toutes fermer afin d’être transformées en mosquées ou en centre d’accueil pour réfugiés). Jérôme Guedj, qui défend la première, est accusé par Christiane Taubira de faire le jeu du RN ; il présente ses excuses.
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21 h 30


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