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La haute cour, saisie la semaine dernière par l’administration Trump, a bloqué de manière temporaire un jugement prononcé le 7 août par une cour d’appel fédérale, qui ordonnait la suspension du chantier.
Vendredi 21 août, la Cour suprême américaine a temporairement autorisé la poursuite des travaux de construction de la salle de bal monumentale voulue par Donald Trump, à la Maison Blanche. Une perspective que le président américain avait qualifié, quelques heures auparavant, de « GLOIRE MATINALE » sur son réseau, Truth Social.
La haute cour, saisie la semaine dernière par le président américain, a bloqué de manière temporaire un jugement rendu le 7 août par une cour d’appel fédérale, qui ordonnait la suspension de ces travaux. La justice avait déclaré que l’arrêt des travaux n’avait « rien à voir » avec le bien-fondé du projet lui-même, mais estimé que le président américain aurait dû demander l’autorisation du Congrès. Le milliardaire républicain avait qualifié cette décision de « honte nationale ».
En octobre, Donald Trump avait fait raser une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal, en assurant qu’une telle infrastructure était nécessaire pour accueillir dans de bonnes conditions des réceptions et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers. Face au tollé chez ses opposants et aux réserves, y compris parmi ses partisans, son argumentaire a par la suite évolué.
Six cents millions de dollars
Il mettait davantage en avant l’aspect sécuritaire du projet, en répétant que le bâtiment accueillerait des systèmes de défense – espace militaire intégré comportant notamment des drones – protégeant toute la capitale.
« Le président américain n’est pas un locataire, mais bien le chef unique et élu du pouvoir exécutif, et le Congrès l’a autorisé à rénover, sécuriser et protéger la Maison Blanche et ses terrains, comme les autres présidents ont été autorisés à le faire, sans exception », a précisé John Sauer, conseiller juridique du gouvernement.
Il a aussi assuré que l’imposant chantier était déjà achevé à 65 % et que le laisser en l’état, exposé aux éléments, serait préjudiciable d’un point de vue esthétique.
En octobre, le président républicain a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal censée accueillir jusqu’à 1 000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers.
Il a affirmé que la salle de bal serait financée par des fonds privés, mais selon les médias américains, ce projet, dont le coût pourrait atteindre 600 millions de dollars, bénéficierait d’une importante contribution des contribuables.
Le projet est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques.
Le Monde avec AFP


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