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Berce du Caucase, herbe à poux, moule zébrée... Le Bas-Saint-Laurent trace un bilan encourageant de sa lutte contre huit espèces envahissantes.
Une centaine de personnes se sont réunies jeudi à Rivière-du-Loup dans le cadre d'un forum régional pour prendre acte des résultats d'une première phase de lutte concertée contre les espèces envahissantes.
Je pense qu'il fallait prendre conscience que ça avait un impact sur l'ensemble des communautés bas-laurentiennes. [...] Ce sont des réalités qui se vivent sur à peu près l'ensemble du territoire et il faut regrouper nos forces.
Le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent assure le déploiement de l’entente sectorielle de développement pour la lutte contre les espèces envahissantes au Bas-Saint-Laurent 2023-2026 (nouvelle fenêtre).
Huit espèces envahissantes sont visées par cette entente : l'agrile du frêne, la berce du Caucase, la berce sphondyle, l'herbe à poux, la renouée du Japon, le roseau commun, le myriophylle à épis et la moule zébrée.

Une centaine de personnes se sont réunies jeudi à Rivière-du-Loup pour le Forum régional sur les espèces envahissantes.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Le directeur général d'OBAKIR, l'Organisme des bassins versants de Kamouraska–L'Islet–Rivière-du-Loup, Antoine Plourde-Rouleau, explique que la concertation donne plus d'agilité pour intervenir le plus rapidement possible sur le territoire.
On ne fait pas des initiatives disparates chacun de nos côtés. On se rassemble au sein du comité professionnel, puis on s'assure de mettre en place les interventions qui sont les plus efficientes et les plus pertinentes, pour maximiser l'utilisation des fonds publics, explique-t-il.

Les participants au forum régional sur les espèces envahissantes pouvaient visiter plusieurs kiosques pour affiner leurs connaissances et acquérir plus d'outils dans la lutte contre les espèces envahissantes.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Au total, 1,3 million de dollars ont été investis au total par tous les partenaires, incluant Québec, mais aussi les huit MRC de la région, le CISSS du Bas-Saint-Laurent, le CRD, le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire et les quatre organismes de bassins versants du Bas-Saint-Laurent pour le volet 2023-2026.
Idéalement, il faudrait aller chercher au moins l'équivalent pour les trois prochaines années, estime le vice-président du Collectif régional de développement (CRD) du Bas-Saint-Laurent, Serge Pelletier.
S'il témoigne que les possibilités de financement dans les ministères provinciaux semblent se resserrer, il souligne également que de se regrouper crée un effet de levier financier plus puissant que ce que chaque organisation peut individuellement obtenir.

Serge Pelletier préfet du Témiscouata et vice-président du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent qui assure le développement de l'entente sectorielle 2023-2026.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Le CRD estime que d'ici la fin 2026, la totalité des actions prévues pour ce premier volet auront été réalisées.
Plusieurs réalisations
Parmi ces actions, on compte notamment une campagne de communication régionale, des campagnes d'arrachage, du soutien à la recherche et une carte régionale d'emplacements stratégiques de stations de nettoyage.
[Les quatre organismes de bassins versants ont] fait une analyse multicritère pour essayer d'identifier, à l'échelle du territoire du Bas-Saint-Laurent, quels sont les endroits où il y aurait un risque d'introduction d'espèces aquatiques envahissantes qui seraient le plus élevé, raconte M. Plourde-Rouleau.

Cette carte des lieux potentiels d'implantation de stations de lavage d'embarcations a été réalisée par les quatre organismes de bassins versants du Bas-Saint-Laurent.
Photo : Organismes des bassins versants du Bas-Saint-Laurent
Une fois ces endroits ciblés, ils sont allés à la rencontre des MRC et des municipalités pour valider et affiner les endroits ciblés. Voir aussi s'il y avait une envie du milieu de mettre en place ces infrastructures-là, si le milieu avait les moyens non seulement de les implanter, mais aussi de les opérer, indique-t-il.
Il faut vraiment maintenir les efforts. Une fois qu'une espèce est introduite dans un milieu, c'est hyper difficile pour ne pas dire impossible de s'en débarrasser. C'est vraiment ça, le message qu'il faut que les gens retiennent, conclut M. Plourde-Rouleau.

Antoine Plourde-Rouleau, directeur général d'OBAKIR, l'Organisme des bassins versants de Kamouraska–L'Islet–Rivière-du-Loup
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Serge Pelletier explique qu'avec les changements climatiques, d'autres espèces sont à nos portes et que de faire front commun s'avère beaucoup plus efficace et économique que de travailler en silos dans ce domaine.
Ce qui est important, c'est de rester à l'affût, s'assurer effectivement que ça devienne aussi une priorité pour les citoyens, d'être attentifs à ces situations et de voir ça comme étant des façons de faire qu’il va falloir qu'on développe collectivement, affirme-t-il en soulignant que ce travail de concertation pourrait positionner la région comme un modèle dans le dossier de la lutte aux espèces envahissantes.


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