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L’ombre de nouveaux tarifs américains plane sur le secteur forestier. Le directeur québécois du syndicat UNIFOR, Daniel Cloutier, croit que des décisions difficiles sont à prévoir si des droits de douane de 50 % s’abattent sur le Canada dès mercredi.
Il y a beaucoup d'appréhension. On redoute ce qui pourrait se produire. On entend, par exemple, dans l'industrie du panneau et de la transformation des produits du bois, dans plusieurs milieux de travail, que c’est jusqu'à 50 % de leur production qui est dirigée vers les États-Unis. Et donc qu'une augmentation de 50 % de tarifs va provoquer des ralentissements de production un peu partout, indique M. Cloutier.
Déjà, les pires scénarios se profilent. À l’usine RYAM de Témiscaming, qui avait subi des contrecoups dans les derniers mois, la direction a annoncé qu’avec de nouveaux tarifs, le couperet allait tomber.
RYAM nous a mentionné que si les tarifs vont de l'avant, le scénario envisagé, c'est une fermeture.

Le directeur québécois d'Unifor, Daniel Cloutier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le leader syndical craint de voir plusieurs emplois disparaître, dans certains cas de façon définitive.
Des investissements en recul
Les décisions d'affaires qui suivront cette nouvelle vague seront déterminantes, mais déjà, Daniel Cloutier constate une autre tuile : les investisseurs retirent leurs billes.
« Il n’y a plus de personne qui investit. L'investissement est à son point mort parce qu'il y a beaucoup trop d'incertitudes », souligne-t-il.
M. Cloutier avance néanmoins que des alternatives pourraient se profiler, avec de nouveaux types de produits.
Dans les cours à bois et en usine, le ralentissement de production est plus que concret. Certaines usines sont complètement à l’arrêt.
« D'autres sont en arrêt partiel depuis déjà de nombreux mois. Il y a des milieux de travail qui ont rouvert uniquement pour passer des inventaires accumulés. Et une fois que les inventaires ont été passés ils ont arrêté l'usine à nouveau », fait-il observer.


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