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Le maire de Témiscaming, Alain Gauthier, maintient que la fermeture de l’usine de pâtes et cartons de Rayonier Advanced Materials (RYAM) sera temporaire.
Sur nos ondes, il semblait optimiste quant à une reprise. Celui qui est aussi un ancien directeur général de l’usine de RYAM à Témiscaming, parle d’un arrêt économique.
À l’occasion, ça va être pour ajuster des niveaux d’inventaires pour des marchés, des choses comme ça. C’est arrivé à l’hiver à cause du prix du gaz naturel, par exemple, ou même à la demande d’Hydro-Québec, dans des pointes, sur des programmes, mais, comme c’est là, évidemment, c’est quelque chose de gros, c’est les tarifs, a-t-il expliqué à l’émission Des matins en or.
La direction de l’entreprise américaine a annoncé mercredi l’interruption des activités dès le 15 septembre. Dans un communiqué de presse, la direction explique cette décision par les nouveaux tarifs douaniers imposés par les États-Unis, visant le Canada et ses industries. Environ 400 travailleurs syndiqués seraient mis à pied à l’usine de Témiscaming.
Questionné sur les impacts sur la municipalité, le maire Alain Gauthier a répondu qu’il n’y en a pas pour le moment. Il rappelle que des services essentiels sont maintenus qui permettraient à une centaine d’employés de travailler.
La grande différence avec les arrêts précédents, c’est qu’on ne sait pas la durée. D’ailleurs, RYAM nous partageait hier, en fin de journée dans une rencontre, que, si les choses bougent vite, s’il y a de bonnes nouvelles du côté des tarifs ou du côté de l’aide gouvernementale, leur position pourrait être revue.
L'entreprise a refusé les demandes d'entrevues. Nous sommes pleinement conscients des répercussions de cette décision sur nos employés, leurs familles et l'ensemble de la communauté de Témiscaming, une région mono industrielle, écrit aussi RYAM dans une déclaration.
L’aide apportée n’est pas suffisante

Le député fédéral d'Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, a réagi jeudi à l'annonce de la fermeture temporaire de l'usine de RYAM. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le député fédéral d’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, souhaite que les entreprises forestières aient accès à des programmes gouvernementaux pour avoir plus de prévisibilité.
Il rappelle que les défis liés aux bois d’œuvre avec les États-Unis sont à surmonter depuis plusieurs années. Dans le cas de RYAM, ce sont les liquidités et aussi des subventions salariales, le soutien à l’expertise locale qui est là, mentionne le député.
Sébastien Lemire Lemire souligne que les entrepreneurs forestiers subissent les conséquences des tarifs douaniers, dont RYAM.

L'usine de RYAM se spécialise dans la production de pâtes et de cartons. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Il prévoit poursuivre les discussions cet avant-midi avec le cabinet de la ministre de l'Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly.
J’aime bien dire que le Témiscamingue a besoin d’amour. Ce message-là doit être entendu. Il arrive dans un contexte aussi de déclenchement de campagne électorale au Québec. Je pense que l’ensemble des paliers de gouvernement ont une solution à donner sur l’industrie forestière, ajoute Sébastien Lemire.
J’ose croire que l’usine a un avenir

Le préfet de la MRC de Témiscamingue, Martin Lefebvre, espère que le gouvernement du Canada pourra régler l'impasse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Le préfet de la MRC de Témiscamingue, Martin Lefebvre, espère que l’usine rouvrira.
L’industrie forestière et cette usine-là, elle avait sa place, elle a sa place et j’ose croire qu’elle aura toujours sa place dans le milieu forestier, déclare-t-il. À l’usine, ils ont travaillé sur de nouveaux produits, dans les derniers mois, un marché avec l’Europe. C’est sûr qu’ils ont une bonne partie de production qui se dirige vers les Américains. Ça vient les impacter énormément.
Il réitère l’importance des entreprises forestières au Témiscamingue et des impacts de pertes d’emplois sur l’effervescence du territoire. On ne veut pas perdre nos gens manuels, nos électriciens, mécaniciens et tout , donne-t-il en exemple.
Le soutien du gouvernement fédéral est impératif selon lui.
C’est une triste nouvelle. On est bien conscient de toutes les répercussions qui pouvaient arriver avec l’entente non réglée entre le Canada et les États-Unis. C’est sûr que c’était une rumeur qui circulait par rapport à l’usine de RYAM, mais tant que ça n’arrive pas, on espère, affirme-t-il.
Avec la collaboration de David Chabot


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