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Porteuse de divisions au sein du parti écologiste, la motion discutée dans le contexte de soutien à la Palestine a été adoptée, alors que les Greens sont déjà déstabilisés par le virage à gauche du Parti travailliste.

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Le chef du parti écologiste britannique, Zack Polanski, ainsi que les députées Hannah Spencer et Sian Berry, lors du congrès du Green Party, à Brighton (Royaume-Uni), le 2 octobre 2026. Le chef du parti écologiste britannique, Zack Polanski, ainsi que les députées Hannah Spencer et Sian Berry, lors du congrès du Green Party, à Brighton (Royaume-Uni), le 2 octobre 2026.

Le mouvement était redouté par nombre d’élus et cadres du parti écologiste au Royaume-Uni. Mais les militants sont passés outre les critiques et les craintes de divisions : dimanche 4 octobre, lors du congrès annuel du Green Party, à Brighton, ils ont adopté une motion qui affirme que « le sionisme est un racisme » et plaide pour la création d’un « Etat palestinien avec des droits égaux pour tous », juifs et non juifs ; une manière d’enterrer la solution à deux Etats et l’Etat d’Israël. Ce texte, qui fait « officiellement » des Verts « un parti antisioniste », définit le sionisme comme une idéologie défendant « un Etat juif ethnonationaliste » ; il précise que « l’antisionisme ne doit pas être assimilé à l’antisémitisme ».

Son adoption a immédiatement suscité une réaction outrée du président israélien, Isaac Herzog, qui a qualifié cette motion de « honte » et de « disgrâce ». Les organisations juives britanniques ont dénoncé « une plateforme politique ouvertement antisémite ».

En interne, cette approche, inédite dans l’histoire des partis politiques britanniques, pourrait creuser les désaccords, à un moment où la formation écologiste, en pointe sur la défense de la justice sociale, se voit déstabilisée par le virage à gauche pris par le Labour depuis l’arrivée d’Andy Burnham, à Downing Street, en juillet.

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