Le Premier ministre britannique s'est dit ouvert à la réouverture des débats concernant la réintégration du Royaume-Uni dans l'Union européenne, et ce, 10 ans après ce vote historique qui a fait chavirer le pays. 

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:25 | mis à jour aujourd'hui à 16:47 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Va-t-on vers un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) ? Le Premier ministre travailliste Andy Burnham a relancé ce mercredi l’idée d’un retour possible de son pays dans l’UE. Une première pour un chef de gouvernement britannique depuis le Brexit qui a fêté en juin dernier ses 10 ans.

Le pays avait officiellement quitté l’UE en 2020 après d’âpres négociations notamment menées à Bruxelles avec Michel Barnier représentant les intérêts communautaires. Le sujet reste extrêmement sensible outre-Manche et aucun chef de gouvernement ne s’était jusqu’alors jamais risqué à rouvrir le débat, malgré les effets négatifs largement reconnus du Brexit, notamment sur l’économie.

Plusieurs scénarios envisagés

Rompant avec cette prudence, Andy Burnham, arrivé à Downing Street en juillet après la démission de Keir Starmer, a déclaré mardi lors du congrès du Labour vouloir présenter « différentes options » pour les relations à long terme avec l’UE à l’occasion d’un sommet bilatéral prévu d’ici à la fin de l’année.

Interrogé ce mercredi sur BBC radio 4, il a cité plusieurs scénarios : le statu quo, un retour dans l’union douanière, dans le marché unique, « ou bien aller jusqu’au bout », c’est-à-dire réintégrer l’UE. « Nous devons examiner ce qui est réalisable », a poursuivi le Premier ministre, jugeant qu’il n’était « pas satisfaisant de laisser cette question en suspens ». Il n’a pas indiqué quelle option avait sa préférence. Mais dans son discours mardi, Andy Burnham, qui avait fait campagne contre le Brexit en 2016, a estimé que la sortie de l’UE avait « fait plus de mal que de bien » au Royaume-Uni. Début juin, avant d’entrer à Downing Street, il avait dit « espérer » que le Royaume-Uni retourne dans l’UE « de [son] vivant ».

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« Welcome back » a lancé Macron

Le président français a salué d’un « Welcome back! » les propos d’Andy Burnham, estimant que « si les Britanniques veulent revenir et si le Premier ministre va dans ce sens, [...] c’est une très bonne nouvelle ». « Nos collègues à travers l’Europe peuvent constater qu’enfin, [...] le Royaume-Uni est prêt à aller de l’avant et à construire notre avenir commun ensemble », s’est félicitée la députée travailliste Stella Creasy. Le député européen Sandro Gozi, président d’une initiative parlementaire sur les relations bilatérales, a salué dans les propos de Burnham une « opportunité historique », au moment où l’UE cherche à développer des partenariats privilégiés avec d’autres pays, comme le Canada, face aux pressions et à la concurrence des Etats-Unis et de la Chine.

Richard Tice, numéro deux du parti nationaliste Reform UK dirigé par le héraut du Brexit Nigel Farage, a dénoncé une « trahison ». Dix ans après le référendum sur la sortie de l’UE, l’opinion publique britannique a évolué. Si un référendum devait avoir lieu, 55 % des électeurs opteraient pour un retour dans le bloc, selon une enquête de l’institut Survation publiée début juin.

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