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  • Andy Burnham, « le roi du Nord », est nommé Premier ministre par Charles III

Andy Burnham, 56 ans, devient officiellement le nouveau Premier ministre britannique ce lundi en remplacement de Keir Starmer. Politicien aguerri, l’ancien maire de l’agglomération de Manchester affiche un style bien différent de son prédécesseur.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 13:25 | mis à jour aujourd'hui à 13:38 - Temps de lecture :

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Andy Burnham a été officiellement nommé Premier ministre par le roi Charles III ce lundi midi. Intronisé vendredi à la tête du parti travailliste, Andy Burnham, 56 ans, devient officiellement le nouveau Premier ministre britannique ce lundi, après avoir rencontré le roi Charles III - le septième en dix ans. Il devrait dans la foulée annoncer son gouvernement.

Le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer s'est dit « fier » du travail accompli en deux ans à la tête du Royaume-Uni, jugeant que le pays était « plus fort et plus juste » qu'à son arrivée, lors d'un ultime discours devant le 10, Downing Street.

Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, est l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Il était le seul candidat à se présenter pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé son départ le 22 juin après des faux pas et des revirements.

Lors de son premier discours, Andy Burnham a promis aux électeurs d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis quarante ans », avec « une économie et un pays qui fonctionne pour tous ses habitants et tous ses territoires ».

Un « caméléon politique »

Marié avec Marie-France van Heel, femme d’affaires d’origine néerlandaise rencontrée à l’université et avec qui il a eu trois enfants, Andy Burnham a confié vendredi que son père souffrait de la maladie d’Alzheimer, se disant engager à réformer le système d’aide à la personne. En janvier, il énonçait « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Face à des marchés inquiets, il s’est toutefois engagé à tenir les objectifs d’équilibre budgétaire fixés par l’actuel gouvernement.

S’il a aussi annoncé vouloir mener une politique de décentralisation et promis d’œuvrer pour réduire le coût de la vie, son programme reste vague à ce stade. Ses détracteurs l’accusent d’être un caméléon politique s’adaptant à l’air du temps.

« Roi du Nord », un clin d'œil à son combat face à Boris Johnson

Celui qui a fait toute sa carrière dans la politique contrairement à l’ex-avocat Keir Starmer, plus à l’aise que ce dernier dans la communication, est revenu au Parlement de Westminster après avoir remporté haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, une législative partielle le 18 juin à Makerfield, dans son fief de Manchester.

C’est pendant la pandémie de Covid-19 qu’il gagne son surnom de « roi du Nord », pour son combat face au Premier ministre conservateur Boris Johnson à propos du soutien financier à apporter aux entreprises et employés de cette région.

Son principal défi ? « Donner aux Britanniques le sentiment qu’il a un projet optimiste »

Pour le politologue Tony Travers, « le principal défi auquel Andy Burnham est confronté consiste à donner aux Britanniques le sentiment qu’il a un projet, et qu’il s’agit d’un projet optimiste, capable de générer de la croissance et d’apporter le changement ».

Les travaillistes espèrent qu’Andy Burnham parviendra à barrer la route à Reform UK, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029. Le nouveau chef du gouvernement est attendu au tournant, et devra pour cela rapidement prendre des mesures concrètes pour réellement s’engager sur le nouveau chemin qu’il a promis aux Britanniques.

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