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Largement dominé par les artistes locaux et réputé impénétrable, le marché musical du Brésil commence à s’ouvrir aux artistes en langue espagnole, longtemps négligés en raison notamment de la barrière linguistique.
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LETTRE DE RIO DE JANEIRO
La chanteuse colombienne Shakira, lors d’un concert sur la plage de Copacabana, à Rio (Brésil), le 2 mai 2026. Une voix cristalline, un univers mystique mêlant opéra, pop et même bachata, ainsi qu’une mise en scène originale et élégante. En concert au Brésil pour la première fois, les 10 et 11 août, pour présenter son album Lux, la star espagnole Rosalia, 33 ans, a laissé le public bouche bée. « Elle est grandiose ! », s’exclamait Renan Dias, chef de produit de 38 ans, depuis la Farmasi Arena, dans le sud de Rio de Janeiro, où la chanteuse, les cheveux teintés d’une auréole d’ange, a donné deux spectacles. « J’ai adoré son dernier album, il m’a beaucoup touché avec ce côté spirituel », confiait aussi le jeune homme barbu, venu de Sao Paulo spécialement pour le concert.
Après l’euphorie suscitée par la venue de la star portoricaine Bad Bunny à Sao Paulo, les 20 et 21 février, dans le cadre de sa tournée mondiale « Debi Tirar Mas Fotos », et le concert massif de la célèbre chanteuse colombienne Shakira sur la plage de Copacabana le 2 mai, le succès de Rosalia confirme une tendance inédite. Les artistes hispanophones semblent parvenir à se frayer un chemin sur le marché musical brésilien, réputé impénétrable.
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