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LA QUESTION DU JOUR - À l’heure des 8es de finale, l’Allemand se détache comme le joueur le mieux classé d’un tournoi sens dessus dessous.
Passer la publicité Passer la publicitéNON Le tournoi se révèle imprévisible. Ce qui lui confère un charme fou. Sa nature, amplifiée par les conditions climatiques exceptionnelles avec une chaleur écrasante qui dure, éprouve les organismes, confère à ceux qui sont encore debout une ambition qui germe doucement dans les têtes. Ce tournoi offre ce que le tennis réserve peu, une instabilité bienvenue.
Alexander Zverev court depuis de longues années après une première couronne en Grand Chelem. L’Allemand qui compte 3 finales malheureuses (US Open 2020, Roland-Garros 2024 et Open d’Australie 2025) doit se sentir libéré par les éliminations (Sinner, Djokovic) et absence (Alcaraz) mais il va voir s’abattre sur ses épaules le poids des responsabilités octroyées par son expérience, son statut. Et dans un contexte d’instabilité profonde, cela peut peser (très) lourd. Alexander Zverev va se retrouver en pole position. Il est mûr (29 ans). Mais il va lui falloir résister aux attaques (et il ne sera pas ménagé) et à sa propre histoire qui rappelle ses fragilités, ses limites. Alexander Zverev ne dispose pas de beaucoup de marge. Certains évolueront (beaucoup) plus libérés.
Les ambitieux ne manquent pas. A commencer par Casper Ruud (finaliste malheureux à Paris en 2022 et 2023) qui traverse un tournoi incroyable, au bord de l’insolation et miraculé contre le Russe Roman Safiullin au 1er tour, il a écarté 2 balles de match au 3e tour contre Tommy Paul. Le Norvégien se mesurera, ce dimanche, au phénomène brésilien Joao Fonseca (19 ans ; 30e mondial) dont le talent a éclaté aux yeux du grand public et qui retrouvera le court Philippe Chatrier 48 h après sa victoire retentissante contre Novak Djokovic, un match entré dans la grande histoire du tournoi.
Andrey Rublev, le maudit des quarts de finale (dix disputés, dont 2 à Roland-Garros) ou le brillant espagnol Rafael Jodar (19 ans ; 29e mondial) peuvent également y croire. Comme d’autres. Notamment dans le haut du tableau où rien ne s’est passé comme prévu.
L’instabilité donne des ailes et pourrait continuer à malmener la logique mais également brutalement fermer des portes. Et laisser béants des regrets éternels. À mi-parcours, le tableau messieurs a réservé tellement de surprises qu’il est difficile d’imaginer qu’il n’en a pas encore quelques-unes en magasin. À une semaine d’une finale qui sacrera, le dimanche 7 juin, un lauréat inédit à Roland-Garros et en Grand Chelem, tout est ouvert. Grand ouvert. Vivement la suite…


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