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Elle s’était engagée à la fin des années 1960 dans les mouvements pour les droits civiques, contre la guerre du Vietnam et pour les droits des femmes.

Robin Morgan, à New York, le 28 février 1990. Robin Morgan, à New York, le 28 février 1990.

La poétesse, essayiste et militante féministe américaine Robin Morgan, figure de la deuxième vague du féminisme, est morte, samedi 5 septembre, à New York, a annoncé son fils, Blake Morgan, sur son compte Instagram. Elle était âgée de 85 ans et s’est éteinte « paisiblement, dans son sommeil », a rapporté son fils.

Ancienne enfant star de la radio et de la télévision dans les années 1940 et 1950, elle s’était engagée à la fin des années 1960 dans les mouvements pour les droits civiques, contre la guerre du Vietnam et pour les droits des femmes.

En 1968, elle avait participé à l’organisation de la première manifestation contre le concours de beauté Miss America. Deux ans plus tard, elle a dirigé la publication de l’anthologie féministe La Sororité, c’est le pouvoir (Sisterhood Is Powerful), devenue un texte majeur du mouvement.

« Herstory »

Robin Morgan est également connue pour avoir popularisé le terme « herstory », construit à partir du mot « history » pour mettre en avant l’histoire des femmes. Elle a écrit plus de vingt ouvrages, dont des recueils de poésie, des essais et un livre de mémoires.

Elle a été rédactrice en chef du magazine féministe et libéral Ms. et a cofondé en 2005, avec l’actrice Jane Fonda et la militante Gloria Steinem, le Women’s Media Center, consacré à la place des femmes dans les médias.

Atteinte de la maladie de Parkinson, qui lui avait été diagnostiquée en 2010, elle avait continué à écrire et à s’exprimer publiquement. Sa disparition survient peu après celle de Gloria Steinem, son amie et compagne de lutte, qui s’est éteinte le 2 septembre.

Le Monde