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La reprise du service de traversier entre Rimouski et Forestville pour l'été 2026 n'est pas encore assurée. La première traversée pourrait avoir lieu au début du mois d'août, si tout va bien.
« Mon souhait, c'est que le bateau arrive ici pour le 15 juillet », indique le promoteur et président-directeur général du Groupe Rilec, Louis-Olivier Carré.
Selon M. Carré, la structure de financement du projet a été révisée, ce qui occasionnera quelques impacts au niveau de l'échéancier initial.
Dans un point de presse présenté conjointement lundi avec la Ville de Rimouski, le promoteur a précisé que le contrat d'achat du navire a été entériné par des cabinets d'avocats du Canada et de la Grèce, où se trouve le bateau de 75 mètres.

Le promoteur de la Traverse Rimouski Forestville, Louis-Olivier Carré, est président-directeur général des Industries Rilec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le président-directeur général du Groupe Rilec indique poursuivre les travaux de préparation en vue du convoyage du navire vers le Canada. Cette étape doit impérativement avoir lieu avant 2027, selon Louis-Olivier Carré, puisqu'une fois que le bateau battra pavillon canadien, les frais pour le laisser dans la Méditerranée seront exorbitants.
L'homme d'affaires rimouskois indique que les études de navigabilité, d'amarrage et de simulation de manœuvres ont été réussies. M. Carré ajoute que le processus de certification du navire avec Transports Canada est en cours.

Avec du financement du gouvernement du Québec, le promoteur de la traverse pourrait mettre aux normes les infrastructures portuaires et ainsi permettre aux camions de monter à bord du bateau.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Bien que les rampes d'embarquement installées au port de Rimouski soient utilisables, l'entreprise de M. Carré a tout de même dessiné et conçu de nouvelles installations qui permettront éventuellement aux poids lourds de monter à bord du navire. Le promoteur attend toujours une participation financière du gouvernement du Québec.
La loi spéciale en cours de rédaction
Le maire de Rimouski, Guy Caron, a rappelé le soutien auquel la Ville s'est engagée pour assurer que les finances du projet restent à flot. 500 000 $ ont été promis pour mettre aux normes les installations portuaires, et, selon certaines conditions, 300 000 $ seraient versés annuellement, pendant cinq ans, pour éponger les déficits d’opération.
La loi spéciale devant permettre cette aide –les municipalités ne peuvent pas venir en aide à un établissement industriel ou commercial– serait en phase de rédaction, selon le maire. On travaille nous-mêmes, comme M. Carré le fait, avec le gouvernement pour que l'on puisse déposer, lorsqu'il sera prêt évidemment, ce projet de loi, résume Guy Caron.
Avec les informations de Michel-Félix Tremblay


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