NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des équipes de dépistage contrôlent la température et tout symptôme inquiétant chez les passagers de bateaux surchargés et insalubres. Elles font tout pour éviter que le virus arrive dans la capitale de plus de 17 millions d'habitants.
Article rédigé par franceinfo - Sophie Douce
Radio France
Publié le 21/08/2026 17:19
Temps de lecture : 2min
Un membre de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) prend la température d'un passager d'un bateau intercepté près de Kinshasa (République démocratique du Congo), le 6 août 2026, après la mort d'un passager suspecté d'avoir été contaminé par le virus Ebola. (XINHUA NEWS AGENCY)
En République démocratique du Congo, le virus Ebola "progresse de façon exponentielle", alerte l'ONU, vendredi 21 août. Plus de 2 500 personnes en sont mortes dans le pays et la crainte d'une épidémie grandit dans la capitale. Les équipes médicales multiplient les contrôles pour protéger Kinshasa, mégapole de plus de 17 millions d'habitants.
Mégaphone à la main, Yves Matwa tente de rassurer les passagers d'une baleinière immobilisée dans l'eau. Trois bateaux sont arrivés dans la nuit de Kisangani, une grande ville de l'Est touchée par le virus Ebola, à Maluku, sur les berges du fleuve Congo, le principal point d'entrée de la ville. "Ils viennent des zones à risque où il y a la maladie et en arrivant ici, on doit faire le check-in à partir d'ici. Et s'ils ne présentent aucun signe, on va les libérer", raconte-t-il.
Une mission difficile. Des centaines de familles et de commerçants arrivent chaque jour dans ce port après un long voyage sur des bateaux surchargés et insalubres. Sous une tente, les équipes de dépistage contrôlent la température et tout symptôme inquiétant : "On demande si la personne a eu un rhume, si elle a eu la fièvre, la diarrhée, des saignements, des maux de tête."
L'objectif est de repérer et isoler au plus vite les cas suspects. Ces dernières semaines, les alertes se multiplient. Il suffit d'un seul cas d'Ebola pour déclarer l'épidémie à Kinshasa. Masque sur le visage et bottes aux pieds, un médecin surveille le flot des voyageurs. Il ne cache pas son inquiétude. "Si vous prenez les 20 millions d'habitants et les différentes conditions dans lesquelles nous vivons, si un seul cas arrive à Kinshasa, ce sera catastrophique puisqu'il y aura des cas qui vont se multiplier, se surmultiplier", redoute-t-il.
Il faut inspecter et désinfecter chaque bateau. Cécile Kusangu est sur le pont depuis dix jours. L'infirmière s'occupe des cas suspects. "Ça ne nous fait pas peur parce que c'est notre mission, c'est notre métier, rappelle-t-elle. On est là, on est des combattants et des combattantes."
"Il y a des gens qui ne croient pas à la maladie et ils pensent que nous l'inventons."
Cécile Kusangu, infirmière
à franceinfo
Sur le terrain, les soignants doivent combattre la désinformation et la défiance d'une partie de la population. Georges Balo attend des échantillons à tester dans son laboratoire. Le biologiste est de plus en plus inquiet pour sa famille qui vit dans l'Est. "À cet instant, mon père est à Kisangani, ainsi que des cousins, des grands-pères, décrit-il. On ne fait que prier avec des mesures barrières et l'aide de Dieu, je pense que tout se passera dans le bon et dans le calme." Ici, sur le fleuve Congo, aux portes de la capitale, les soignants retiennent leur souffle. Ils le savent, chaque minute compte.
Le reportage de Sophie Douce à Maluku (RDC)


2 week_ago
67



























.jpg)






French (CA)