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Julie Reid Forget prend la présidence du Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie pour un mandat de deux ans.
En décembre dernier, le conseil a renouvelé une grande partie de son conseil d’administration avec la volonté d’orienter ses actions vers une consolidation de sa mission.
Formée en ingénierie et en économie, Julie Reid Forget a travaillé pendant presque 20 ans à mieux intégrer l’environnement dans les pratiques d’affaires et les milieux sociocommunautaires.
Elle a aussi été vice-présidente du Bureau d’audiences sur l’environnement avant de devenir consultante pour le milieu municipal en matière d’environnement. En s’installant en Gaspésie, il était évident pour Julie Reid Forget que la collaboration avec la CREG s’imposait. J’ai beaucoup collaboré avec les conseils régionaux de l’environnement dans les dernières années. Puis je sais tout le potentiel de cette institution dans le fond, qui regarde les enjeux à plus long terme.
Ce qui, selon elle, apporte une autre vision que celle du monde municipal. Les instances, comme les MRC, les municipalités ont des responsabilités environnementales très importantes, mais beaucoup sur leur territoire municipal et parce que ce sont des institutions plus politiques, elles ont un agenda généralement un peu plus court, à moyen terme.

Mme Ried Forget a oeuvre dans le secteur de l'environnement pendant de nombreuses années et a été vice-présidente du Bureau d'audiences en environnement.
Photo : Gracieuseté : Julie-Reid Forget
Elle a donc rejoint le conseil d’administration du CREG, il y a un peu moins de deux ans. Durant cette période, le Conseil a entamé une réflexion sur la réalisation de son mandat. On a eu plusieurs discussions sur l’alignement potentiel du Conseil régional de l’environnement, ce qu’il peut être pour la région, puis comment il pourrait mieux se déployer sur le territoire , indique Mme Reid Forget.
La voilà maintenant présidente. Un rôle qu’elle avoue ne pas avoir vu venir, mais qu’elle se dit prête à endosser. Je pense qu’il [le Conseil] avait besoin d’une présidence qui avait une très bonne compréhension du territoire, puis de la gouvernance environnementale du Québec, des municipalités, puis de voir comment le Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie peut avoir un effet levier, puis surtout d’amener une approche de dialogue, collaboration, coopération, partenariat avec le territoire.
Les objectifs
Dans un premier temps, la nouvelle présidente entend consolider l’équipe. Un poste de directeur-trice régional-e a d’ailleurs été affiché cette semaine.
Un des mandats sera aussi d’améliorer la compréhension du mandat de la CREG auprès de la population. Puis de s’assurer que les résultats attendus des projets en cours sont bien réalisés, qu’il y ait une belle collaboration avec des partenaires , ajoute la présidente de la CREG. Mme Reid souhaite aussi renforcer les collaborations territoriales ainsi que développer de nouveaux projets régionaux à long terme.
La nouvelle présidente profitera de son mandat de deux ans pour revoir le cadre stratégique avec les autres administrateurs. Ce qui guide les actions du conseil d’administration notamment, mais aussi des employés. Puis il y a une grande différence avec le conseil d’administration, qui est plus stratégique, de la gouvernance en général alors que l’équipe est plus dans l’opérationnel, dans la réalisation de projets.
Les projets en cours
Le CREG poursuit son travail d’animation et de gestionnaire du processus de concertation du projet de création d’aires protégées.
L’organisation travaille aussi présentement à un projet de prévention des espèces envahissantes. On est en train de faire un peu l’état des lieux, puis voir comment on peut prendre les moyens pour prévenir la propagation sur le territoire.

Des projets d'aires protégées font actuellement l'objet de consultation avant leur recommandation au ministère de l'Environnement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry
Le Conseil est aussi actif dans un projet de dialogue entre les parties pour la protection du caribou. Ce n’est pas très public, mais il y a quand même un gros dialogue de concertation qui a lieu en ce moment , commente Mme Reid Forget.
Le CREG sera aussi présent lors des soirées d'informations du Bureau des audiences publiques sur l’environnement sur les travaux envisagés par le MTQ pour protéger les routes de la région contre les aléas côtiers, le 17 mars à Carleton-sur-Mer ainsi que le 24 mars à Grande-Vallée. On a un projet pour voir comment mieux prévenir ou en tout cas composer avec les aléas côtiers , ajoute la présidente du CREG.
En général, les CREG vont se prononcer au BAPE, mais vont surtout travailler en collaboration et en concertation pour que les promoteurs puissent mieux intégrer les préoccupations environnementales dans leurs projets, explique Mme Reid Forget.
C’est le cas notamment dans la région pour ce qui est le cas, par exemple, des projets éoliens, notamment, ou celui de la relance de la mine de cuivre à Murdochville.
Mme Reid estime enfin qu' il y a peu d’organismes qui informent le grand public avec des compétences scientifiques fortes capables de vulgariser, sans être un institut de recherche, mais qui rendent les sciences de l’environnement plus accessibles au grand public et aux décideurs.
Avec les informations de Martin Toulgoat


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