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Des centaines de personnes, dont des élus et des candidats, ont marché mercredi après-midi dans les rues de Lennoxville à Sherbrooke à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. L’événement chapeauté par l’Université Bishop’s rassemblait, non seulement le milieu universitaire de la région, mais également des écoles secondaires et des cégeps étaient présents.

Une marche a été organisée pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, à Sherbrooke, dont le départ était à l'Université Bishop's img0512
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
Native Nam, une participante rencontrée sur place, souhaite rattraper le temps perdu en renouant aujourd’hui avec son héritage. Je soutiens la cause parce que malheureusement, je suis un produit de la colonisation, raconte-t-elle avec émotion.
Je n’ai pas eu le droit de grandir dans ma communauté, je n’ai pas eu le droit de parler mon langage non plus parce que ma famille avait dans l’idée qu’être un Indien, ce n’était vraiment pas une bonne chose. Aujourd’hui, je rattrape mon héritage.

Native Nam, une participante rencontrée sur place, souhaite rattraper le temps perdu en renouant aujourd’hui avec son héritage.
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
La conception des t-shirts de la journée du 30 septembre a été réalisée par Julie-Ann Vollant Whittemore, une étudiante de l’Université Bishop’s, originaire de Mani-utenam.
Ça a toujours été important pour moi de porter un t-shirt orange lors de la Journée de la vérité et de la réconciliation parce que j’ai grandi avec des survivants et c’était dur à voir [en tant que personne empathique].

L'étudiante de l'Université Bishop's Julie-Ann Vollant Whittemore a conçu les t-shirts pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
C’est vraiment important pour moi parce qu’il y a du monde dans ma famille qui sont des survivants. Faire du dessin, des boucles d’oreilles, c’est ma connexion à chez moi. L’art, c’est ma façon de m’exprimer. […] Quand j’ai gagné [le concours de conception de t-shirt], j’ai pleuré, dit-elle.

Le t-shirt officiel de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation organisée par l'Université Bishop's.
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
L’artiste dit avoir inclus à son design des éléments de la nature significatifs pour sa communauté, ainsi que les couleurs de son université.
Réactions du milieu politique : solidarité et engagement
Tous deux d’anciens acteurs du milieu universitaire, les candidats libéraux de Saint-François et de Sherbrooke Jacqueline Belleau et Pierre Cossette étaient présents afin de soutenir les membres de la communauté autochtone.
Ça fait plusieurs années que je travaille étroitement avec les communautés autochtones de la région et je suis très fière des efforts de nos institutions postsecondaires. C'est beaucoup grâce à elles qu’on a une mobilisation comme aujourd’hui, a déclaré Jacqueline Belleau.
C’est très important d’être à l’écoute des messages. C'est ce qu’on ressent. On n’a pas assez entendu leurs histoires, précise-t-elle.

La candidate libérale de Saint-François, Jacqueline Belleau, et le candidat libéral de Sherbrooke, Pierre Cossette.
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
Si on veut la réconciliation, ça prend la vérité. On ne doit pas se mettre la tête dans le sable, écouter ces témoignages, comprendre la culture, c’est très important, a ajouté Pierre Cossette.
Les candidates solidaires de Sherbrooke et de Saint-François, Stéphanie Vachon et Mia Fréchette, étaient également sur place.

Les candidates solidaires de Sherbrooke et de Saint-François, Stéphanie Vachon et Mia Fréchette.
Photo : Radio-Canada / Sarah Arsenault
Ça devrait être vraiment plus qu’une journée, a affirmé Stéphanie Vachon. C’est une mémoire qu’on se doit de garder, surtout en tant que politicienne, on a un devoir de représentation, un devoir de porter cette parole qui n’est pas la nôtre. On doit leur faire cet espace-là.
Mia Fréchette renchérit en mentionnant : On a un devoir aussi de reconnaître le racisme systémique, d’appliquer le principe de Joyce dans nos institutions, pour témoigner de notre engagement envers ces causes-là.
Elles ont mentionné vouloir coconstruire avec les communautés autochtones.
C’est une journée pour apprendre, une journée pour avancer. […] L’équipe ici, depuis 6 ans, fait un événement d’envergure avec des prises de paroles inspirantes, touchantes. Je pense que ça nous aide à avancer, ça nous aide à saisir ce que certaines personnes ont vécu. On fait la paix, a quant à elle déclaré Marianne Dandurand, députée fédérale de Compton-Stanstead.

Marianne Dandurand, députée fédérale de Compton-Stanstead, lors de la marche pour la Journée nationale de la vérité et la réconciliation.
Photo : Radio-Canada


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