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Le Hilton de Yaoundé a vibré ce 29 juin 2026 au rythme de la rehabilitation de la SONARA . Les investisseurs et les experts s’y sont rassemblés pour un grand oral décisif . L’État camerounais cherche activement des partenaires techniques et financiers d’envergure internationale pour mener à bien ce chantier titanesque estimé à des milliards de francs CFA . C’est simple, le pays veut reprendre en main son destin énergétique. Pourtant, le chemin s’annonce encore bien long et parsemé d’embûches.
Un calendrier ambitieux et un modèle DBFM sur la table
Durant deux jours de « Market Sounding », le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a exposé la feuille de route gouvernementale . Le modèle choisi est un contrat de type DBFM, c’est-à-dire concevoir, construire, financer et maintenir . L’objectif ultime affiché par les autorités est de porter la capacité de traitement à plus de 3,5 millions de tonnes par an, ce qui permettrait de réduire les importations de carburant de plus de 80 %, un chiffre qui fait mal quand on pense à la dépendance actuelle . C’est un tournant majeur pour notre souveraineté énergétique. On parle d’un bouclage financier pour septembre 2027, suivi de 36 mois de travaux pour une livraison finale vers la fin de l’année 2030 . Franchement, après l’incendie de 2019, on a tellement attendu que voir enfin un calendrier précis pour la rehabilitation de la SONARA redonne un peu d’espoir, mais reste à savoir si les investisseurs vont mordre à l’hameçon. Rien ne garantit à ce stade que les banques suivront aveuglément cette programmation. Les caisses de l’État ne suffiront pas à porter ce projet seules, et l’apport extérieur est une nécessité absolue.
Une souveraineté nationale au prix fort
Le ministre Motaze a insisté sur la nécessité d’avoir des retours directs des opérateurs privés pour affiner l’attractivité du dossier. Est-ce que ce dialogue compétitif permettra de rassurer des partenaires frileux face aux risques de la région ? La convention-cadre de mai 2026 reste théorique . Mais les réalités économiques rattrapent vite les belles promesses de papier. Pour les automobilistes camerounais, l’attente est longue. Environ sept années de dépendance totale aux importations de produits raffinés ont pesé sur les prix à la pompe et sur les devises étrangères. Le signal est clair, mais le pays doit s’armer de patience car la reconstruction d’une raffinerie moderne ne se fait pas d’un coup de baguette magique.
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Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


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