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Si le Parti québécois est à la tête d’un gouvernement minoritaire au lendemain des élections provinciales du 5 octobre, il a tout raflé ou presque au Bas-Saint-Laurent, tout comme dans l’ensemble de l’Est-du-Québec. Mais au-delà des châteaux forts regagnés, un territoire en particulier n’avait pas connu de député péquiste depuis plus de 40 ans : celui de Rivière-du-Loup.
Avant même qu’Ariane Boyer franchisse la porte du resto-bar Piloup, les militants du Parti québécois criaient déjà de joie. La candidate de 27 ans a été élue dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, après 39 jours de campagne, portée par une promesse de changement.

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Ariane Boyer après l'annonce de sa victoire aux élections provinciales de 2026.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Quelques minutes après son arrivée au rassemblement militant, Ariane Boyer a rappelé son engagement pour les enjeux de santé dans la circonscription. Au cours des derniers mois, les urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles avaient été menacées de fermeture, avant que le gouvernement du Québec ne revienne sur sa décision.
À l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac, les services d’obstétrique sont sur pause depuis plus d’un an.
Les enjeux de santé, je les ai vécus dans ma vie, je ne laisse pas les gens de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques tomber. J’ai parlé à des médecins, à des comités de santé pendant toute ma précampagne. Je vous le dis, le dossier santé, j’en fais une affaire personnelle. Ça commence demain, a-t-elle lancé.
Avec Ariane Boyer, le Parti québécois a fait une percée à Rivière-du-Loup, après plus de 40 ans. Le dernier député à avoir porté ces couleurs était Jules Boucher, qui avait quitté son poste en 1985.

« Je n’ai pas de regret, j’ai donné tout ce que j’avais, mon cœur et mon temps », a déclaré l'ex-ministre caquiste Amélie Dionne, visiblement émotive après sa défaite dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
La jeune péquiste remporte l’élection avec près de 4500 voix d’avance, loin devant l’ex-ministre caquiste Amélie Dionne, qui arrive en troisième position, derrière la conservatrice Louise Moreault.
Raz-de-marée péquiste sur l’Est
La popularité du parti indépendantiste ne s’est pas essoufflée plus à l’est, au contraire. Après une parenthèse caquiste de quatre ans, un péquiste a à nouveau été élu dans Rimouski : le médecin Yohann St-Pierre, avec plus de 8000 voix devant sa plus proche adversaire.
Le Parti québécois a ainsi repris ses droits dans cette circonscription, qui était l’un de ses châteaux forts depuis 1994. Il a aussi balayé l’ensemble de l’Est-du-Québec lundi soir.
Je n’ai jamais été aussi fier d’être Rimouskois que ce soir!

Yohann St-Pierre remporte la circonscription de Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Selon lui, la locomotive de cette campagne et du Parti québécois est sans contredit son chef, Paul St-Pierre Plamondon.
Le Parti québécois, c'est le parti des régions, et ça, les gens de l'Est-du-Québec, le savent et s'en sont souvenus, c'est l'explication de ce soir. [Ils] font confiance au Parti québécois, et encore une fois, notre chef a une volonté de faire avancer toutes les régions du Québec.
En 2022, les électeurs de Rimouski s’étaient tournés vers la Coalition avenir Québec, représentée alors par Maïté Blanchette Vézina. Celle qui a changé d’allégeance le printemps passé a finalement été réélue, mais cette fois, sous la bannière des conservateurs dans La Peltrie, à Québec.

Pascal Bérubé est élu pour une septième fois dans l'est du Bas-Saint-Laurent, dans Matane-Matapédia-Mitis.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Le péquiste Pascal Bérubé a pour sa part obtenu un 7e mandat consécutif dans Matane-Matapédia-Mitis, avec une victoire écrasante à près de 16 000 voix devant son plus proche adversaire. Il devient ainsi le doyen de l’Assemblée nationale. C’est la présence du chef Paul St-Pierre Plamondon qui l’aurait convaincu de poursuivre son aventure politique à Québec.
Si la rafle du Parti québécois n’a pas été totale au Bas-Saint-Laurent, c’est que le Parti conservateur du Québec est parvenu à faire son entrée à l’extrémité ouest du territoire, dans Côte-du-Sud. Frédéric Poulin fera son entrée à l’Assemblée nationale aux côtés de 18 autres conservateurs, dont leur chef, Éric Duhaime.
Dans ce comté qui est à cheval entre Chaudière-Appalaches et le Kamouraska, Valérie Hamel du Parti québécois a obtenu la deuxième position du vote, avec plus de 6600 voix de moins que le nouvel élu conservateur. Tous deux sont arrivés devant le député sortant de la CAQ, Mathieu Rivest.

La vague conservatrice à Québec effleure le Bas-Saint-Laurent. Le conservateur Frédéric Poulin, maintenant élu, a reçu l'appui de son chef Éric Duhaime dans Côte-du-Sud, à la veille du scrutin.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel


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