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Qui sont les 11 candidats à la mairie de Windsor?

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11 candidats sont en lice pour devenir maire de Windsor lors des élections municipales du 26 octobre. Parmi eux, le maire sortant Drew Dilkens, qui sollicite un quatrième mandat, mais aussi un élu expérimenté, et d’autres citoyens faisant leurs premiers pas en politique. Radio-Canada s'est entretenue avec eux pour connaître leurs priorités et leur vision pour la ville.

Drew Dilkens, le candidat de la continuité

Drew Dilkens le 25 septembre 2026 à Windsor.

Drew Dilkens dirige la Ville de Windsor depuis 2014. Il sollicite un quatrième et, selon lui, dernier mandat.

Photo : Radio-Canada / Camille Cottais

Après 12 ans à la tête de Windsor, Drew Dilkens mise sur son expérience et son bilan pour convaincre les électeurs de lui accorder quatre années supplémentaires.

Le maire sortant met notamment de l'avant les grands investissements réalisés dans la région et ses relations avec les gouvernements provincial et fédéral, qu'il juge essentielles dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Parmi ses engagements, il souhaite favoriser la création de 2500 emplois d'ici 2030, notamment en attirant de nouvelles entreprises et en accélérant les processus d'approbation municipaux.

Je veux terminer le travail. Ce serait mon dernier mandat si je suis élu et si les gens me donnent une dernière chance de terminer ce que j'ai commencé, affirme-t-il.

Fred Francis, le candidat du changement institutionnel

Fred Francis parlant à un micro.

Conseiller municipal du quartier 1 depuis 2014, Fred Francis est également directeur général du Conseil multiculturel de Windsor-Essex.

Photo : Radio-Canada / Dax Melmer

Après 12 années au conseil municipal, Fred Francis souhaite désormais prendre la place de Drew Dilkens, dont il critique la gestion et les priorités.

Le frère de l'ancien maire Eddie Francis fait notamment campagne sur la transparence et la responsabilité financière. Il promet de revoir les dépenses municipales, de limiter les hausses de taxes et d'accorder davantage de place aux citoyens dans les décisions.

Sa proposition phare concerne toutefois les pouvoirs de maire fort, qui permettent notamment au maire de prendre certaines décisions sans l'appui de la majorité du conseil.

Je ne pense pas qu'un maire fort ait besoin des pouvoirs de maire fort, soutient-il, promettant de ne pas les utiliser s'il est élu.

Kat Pasquach veut mettre les citoyens au premier plan

Kat Pasquach dans son commerce de perles.

Propriétaire d'un commerce au centre-ville, Kat Pasquach possède également de l'expérience dans le secteur du logement communautaire.

Photo : Radio-Canada / Camille Cottais

Avec sa campagne Placer les gens au premier plan, Kat Pasquach souhaite recentrer les décisions municipales sur les besoins quotidiens des résidents.

Elle propose notamment de développer des logements coopératifs sur des terrains appartenant à la Ville et d’améliorer le transport en commun à Windsor, notamment en rétablissant le service d'autobus entre Windsor et Détroit.

Mme Pasquach souhaite également rendre l'hôtel de ville plus accessible aux citoyens et améliorer la transparence des dépenses publiques.

Le 15 octobre, elle a publié une version française de sa plateforme électorale, désormais accessible sur son site Web. Une initiative qui vise, selon elle, à permettre aux francophones de Windsor de mieux connaître ses propositions et de faire un choix éclairé.

Aaron Day, une approche pratique des problèmes municipaux

Aaron Day avait déjà été candidat à la mairie de Windsor en 2022, où il avait récolté 1,03 % des suffrages. Son expérience de chauffeur d’autobus scolaire nourrit ses préoccupations concernant les infrastructures et la sécurité routière.

Le candidat souhaite aussi améliorer la gestion des fonds publics et trouver des solutions moins coûteuses pour loger les personnes en situation d'itinérance.

Les gens ne votent pas parce qu'ils ne trouvent personne à qui ils peuvent s'identifier, estime-t-il, souhaitant représenter les résidents qui ne se reconnaissent pas dans les politiciens traditionnels.

Dylon Graves, juste un gars ordinaire

Âgé de 31 ans, Dylon Graves travaille sur une chaîne d'assemblage. Je suis juste un gars ordinaire, affirme-t-il, présentant son absence d'expérience politique comme une différence par rapport aux élus traditionnels.

M. Graves critique un système politique qu'il juge davantage préoccupé par les intérêts des élus que par ceux de la population. S'il est élu, il promet de réduire le salaire du maire de 180 000  à 50 000 $.

Il s'oppose également à l'implantation de centres de données liés à l'intelligence artificielle, dont il craint les conséquences environnementales et les effets sur l'emploi.

Benjamin Danyluk veut revoir les dépenses municipales

Benjamin Danyluk au micro de Windsor Morning en 2022.

Soudeur-fabricateur et ancien cuisinier, Benjamin Danyluk avait déjà tenté sa chance à la mairie en 2022, rassemblant 1,77 % des électeurs. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / CBC

Windsor est sur une pente descendante depuis 20 ans, estime Benjamin Danyluk, qui dénonce la gestion des administrations municipales successives.

Le candidat de 42 ans propose notamment de réaliser un audit des finances de la Ville pour identifier les dépenses qu'il considère inutiles et réorienter les investissements vers les infrastructures.

Très critique des politiques d'immigration fédérales, il s'oppose à l'embauche de travailleurs étrangers temporaires à Windsor, estimant qu'ils occupent des emplois qui devraient revenir aux résidents. Cette responsabilité relève toutefois du gouvernement fédéral.

Tara Grayer mise sur la transparence et la sécurité

Tara Grayer a construit sa campagne autour de quatre mots anglais formant l'acronyme de son prénom : Transparency, Accountability, Responsibility, Accessibility, soit la transparence, la reddition de comptes, la responsabilité et l’accessibilité.

Elle souhaite notamment réaliser un audit des dépenses municipales et rendre les informations financières plus accessibles au public.

La candidate place également la sécurité, la santé mentale, les dépendances et l'itinérance au cœur de ses priorités. Son objectif, explique-t-elle dans sa plateforme, est de faire de Windsor une ville où l'on peut vivre, travailler et se rendre en toute sécurité.

Nick Kolasky veut une gestion plus responsable des ressources

Après avoir tenté sa chance au conseil municipal en 2022 et aux élections fédérales en 2025 sous la bannière du Parti vert, l’ancien homme d’affaires à la retraite Nick Kolasky se présente cette fois à la mairie.

Le candidat critique les dépenses consacrées à ce qu'il qualifie de projets de prestige, estimant que la Ville devrait privilégier les infrastructures essentielles et le logement.

Le manque de responsabilité financière dont a fait preuve Drew Dilkens est la principale raison pour laquelle je me présente à la mairie, affirme-t-il.

Patrick Sutherland veut attirer les touristes à Windsor

Patrick Sutherland, qui travaille notamment comme DJ professionnel et réparateur d'appareils électroménagers, souhaite faire du centre-ville une destination touristique. J'aimerais voir un aquarium au centre-ville, propose-t-il, évoquant également le retour du Bluesfest.

Le candidat place aussi l'itinérance parmi ses principales préoccupations et souhaite s'inspirer du modèle finlandais Housing First, qui privilégie l'accès au logement avant les autres interventions sociales.

Pour améliorer la transparence municipale, il propose par ailleurs de porter une caméra vidéo dans l'exercice de ses fonctions de maire.

Tristan Morencie : « make Windsor great again »

Inspiré notamment par Donald Trump, Tristan Morencie a adopté le slogan « Make Windsor Great Again », qu'il traduit dans sa vision d'une ville capable de rivaliser avec de grandes métropoles comme Toronto ou New York. Il est également favorable à ce que le Canada devienne le 51e État américain.

Je veux sauver ma ville, y apporter de la croissance économique et créer des milliers et des milliers d'emplois, indique-t-il.

Parmi ses propositions plus inhabituelles figure la construction d'une statue de 200 pieds en hommage à Nancy Grewal, sur les berges de la rivière Détroit.

Le 11e candidat, Louis Vaupotic, n'a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada.

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