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Qui est Sophie Cunningham, la star du basket soutenue par Donald Trump au cœur d’une guerre culturelle

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Depuis son interview le 21 juillet au média américain spécialisé dans le sport ESPN, Sophie Cunningham est devenue l'une des figures les plus controversées du basket féminin américain. La vétérane (30 ans) des Indiana Fever, au passé glorieux en WNBA – l'équivalent de la NBA chez les femmes – y a affirmé qu'il fallait "protéger le sport féminin" en interdisant aux athlètes transgenres de participer aux compétitions féminines, ajoutant vouloir "protéger les petites filles dans les vestiaires" face à des "hommes biologiques".

Qualifiée de "MAGA Barbie" par certains militants LGBTQ +, soutenue par Donald Trump et le Vice-Président JD Vance, elle subit depuis lors huées et slogans hostiles sur les terrains adverses. Elle n'en a cure. Elle assume et répète : "Les gens me disent : 'Tu as une tribune. Utilise-la.'" Et c'est ce qu'elle fait, suscitant un tollé croissant de par le monde, chez les défenseurs de l'égalité des droits civils et sociaux, et de la lutte contre les discriminations comme l'homophobie et la transphobie.

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Née le 16 août 1996 à Columbia (Missouri), Sophie Cunningham a brillé au lycée Rock Bridge avant de porter le maillot des Tigers de l'université du Missouri. Draftée en 13e position par le Mercury de Phoenix en 2019, elle a rejoint les Fever en janvier 2025. Au côté de la star Caitlin Clark, elle s'est imposée comme une "arrière-tireuse" hors pair sur le terrain.

En juin, son doigt pointé longuement vers la joueuse DeWanna Bonner, coupable à ses yeux d'une lourde faute sanctionnable sur son équipière Caitlin Clark, est devenu un mème mondial. Ce doigt pointé durant 22 secondes vers son adversaire a marqué les esprits. Ce qui lui a valu d'être sortie du terrain. Mais son physique et sa rage de vaincre font en revanche merveille sur les parquets : cette saison, elle affiche 44,5 % de réussite à trois points, deuxième de la ligue, tandis que les Fever (24 victoires-12 défaites) dominent la Conférence Est.

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Grande blonde d'1,85 m aux près de 4 millions d'abonnés sur Instagram, elle assume cette présence médiatique, qui attire par ailleurs un public masculin jusque-là "distant" du basket féminin, multipliant les apparitions en maillot de bain et les photos glamour, les défilés et les partenariats. "Ces messieurs s'étant intéressés à nos compétitions, les sponsors et les médias ont suivi, générant de nouveaux revenus dont profitent toutes les joueuses", justifie-t-elle dans les médias. Malgré les polémiques et les tentatives de censure de supporters portant des T-shirts de marques liées à elle, elle insiste pour recentrer le débat : "protéger notre vestiaire" et le niveau de son équipe restent ses priorités.

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