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Quels sont les fruits et légumes les plus impactés par la sécheresse et les canicules ?

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France 19/08/2026 17:16 Actualisé le 19/08/2026 17:24

La sécheresse compromet de nombreuses récoltes depuis le mois de juillet. Avec des conséquences sur les prix et les fruits et légumes disponibles en rayons.

Les tomates font partie des fruits et légumes dont la récolte est plus difficile cet été 2026 en raison de la sécheresse et des canicules à répétition.

Flickr:manoftaste.de

Les tomates font partie des fruits et légumes dont la récolte est plus difficile cet été 2026 en raison de la sécheresse et des canicules à répétition.

EN BREF La sécheresse et les canicules affectent gravement les récoltes.
Parmi les fruits et légumes les plus impactés, se trouvent notamment les salades, artichauts, tomates, poireaux et oignons.
Les prix augmentent mais les tensions observées ne sont pas qualifiées de pénuries.

Les prix se font déjà sentir sur les étals des marchés et dans les rayons des supermarchés. Les vagues de chaleur qui se sont succédé depuis le mois de mai et l’extension de la sécheresse, à « un niveau jamais observé » selon Météo-France, ont des conséquences considérables sur les récoltes des maraîchers.

Parmi les fruits et légumes impactés, les salades, les artichauts, les tomates sont en première ligne, selon les coopératives et les organisations agricoles. « En mâche, jeunes pousses, salades, carottes, poireaux, échalotes, ail, oignons, les pertes à date s’élèvent en milliers de tonnes par produits », a communiqué, mi-juillet, la fédération Légumes de France.

« Il y aura sans doute une offre faible à l’automne, de façon durable, concernant toute une gamme de produits : choux, poireaux, artichauts, choux-fleurs, ail, oignon et peut-être un peu les carottes. Si elle est inférieure à la demande, on peut avoir un ajustement des prix », a complété Daniel Sauvaître, président d’Interfel, qui représente les professionnels des fruits et légumes, au Parisien mardi 18 août.

La marque Prince de Bretagne, qui regroupe les principales coopératives bretonnes de fruits et légumes, constate déjà des baisses de production de 25 % pour les courgettes, de 35 % pour les salades et les oignons, de 60 % pour les brocolis et de 50 à 100 % pour les artichauts, indique-t-elle dans un communiqué au HuffPost.

Les fruits et légumes sous serres aussi touchés

Les légumes replantés en champs après la canicule du mois de juin n’ont pas survécu à la vague de juillet et à la sécheresse qui se poursuit, ont expliqué les professionnels à l’AFP. Puis, les réserves destinées à l’irrigation ont été largement entamées, empêchant de nouvelles plantations. « D’habitude, on a toujours une région qui s’en sort mieux que l’autre », a souligné Eric Legras, président de l’interprofession des légumes en conserve et surgelés (Unilet), au Monde.

« Sous abris, malgré le goutte-à-goutte, tomates, fraises, poivrons et concombres subissent de fortes pertes de rendement et de qualité », complète Prince de Bretagne, qui fait part, également, de « fortes difficultés » de production pour les légumes anciens.

Sur les fruits, la situation est plus nuancée, d’après l’Interfel, qui a fait savoir à l’AFP que les melons ont perdu en qualité mais sont finalement arrivés sur les étals. Pour une représentante de l’Association nationale pommes poires, interrogée par Le Parisien, la récolte de pommes a toutefois été « la plus petite en France et en Europe de ces dernières années ».

Des fruits et légumes plus biscornus sur les étals

Si on ne peut pas parler de « pénurie » mais davantage de « tensions » selon l’Interfel, qui rappelle que la France est coutumière des importations, les conséquences sont visibles sur le ticket de caisse. Selon l’Insee, les prix des salades et des endives ont bondi de 6,4 % en juillet 2026 par rapport à l’an dernier. Pour les melons, la hausse est de 6,1 %.

« Le niveau de prix va rester haut dans certaines catégories. Mais on ne peut pas dire que ça va entraîner un phénomène inflationniste global sur tous les fruits et légumes », a nuancé Isabelle Senand, directrice des études au sein de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), auprès du Parisien.

Les fruits et les légumes seront plutôt biscornus. « Au-delà d’environ 35 °C, les arbres mettent naturellement leur fonctionnement physiologique en sécurité afin de limiter leur stress », a expliqué l’interprofession. En plus des baisses de rendements, cela ralentit la croissance des fruits et altère leur conservation, donnant lieu à des fruits et légumes plus petits et à l’aspect visuel moins régulier.

Pour soutenir les producteurs, la Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe les principales enseignes de la grande distribution, a annoncé, mardi 18 août, qu’elle serait plus tolérante sur les calibres des produits.

Elle ajoute, dans son communiqué, vouloir « faire de l’origine France une priorité assumée ». Des mesures favorablement accueillies, en partie, par les agriculteurs. « Il faudrait que ce principe devienne permanent », a mis en avant au Monde Jonathan Chabert, responsable de la commission fruits et légumes de la Confédération paysanne.

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