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Quelque 25 000 signatures pour une pétition réclamant un tarif de garderie unique

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Quelque 25 000 signataires d’une pétition réclament une révision du remboursement du crédit d’impôt pour les frais de garde d’enfants.

Le mouvement Tarif unique en garderie pour tous les parents exhorte Québec à rehausser le crédit d’impôt pour que la part assumée par les parents se limite au tarif en vigueur pour les places subventionnées.

Il réclame également l’accélération du processus de conversion des garderies privées vers le réseau subventionné.

Dans sa version papier, la pétition lancée à la fin décembre a récolté environ 23 000 signatures, indique le porte-parole du mouvement, Steve Pourciel. En ligne, publiée sur le site de l’Assemblée nationale, elle compte quelque 2500 signatures. À noter que le nombre exact de signataires est incertain, car certains pourraient avoir signé les deux formats de la pétition.

Des enfants derrière une grille de cour d'école.

Le mouvement Tarif unique en garderie pour tous les parents estime que le plafond de remboursement anticipé pour les frais de garde est trop bas. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alban Normandin

À l’heure actuelle, les parents paient un tarif quotidien de 9,65 $ pour une place en garderie subventionnée.

Pour une place en garderie non subventionnée, un ménage peut débourser entre 65 et 90 dollars par jour, rapporte M. Pourciel, qui est également propriétaire de la Garderie Le Petit Sport, à McMasterville.

Le crédit d’impôt, calculé en fonction du revenu, peut faire baisser la facture à 35, 40 dollars par jour, estime-t-il, ce qu’il considère comme une somme trop élevée. [Avec] deux, trois enfants là-dedans, c'est énorme, affirme-t-il au micro de C'est jamais pareil.

C'est un enjeu de société. Les familles qui ont des enfants présentement sont un peu prises en otage financièrement.

Or, les établissements qui ne jouissent pas de la subvention gouvernementale sont aussi aux prises avec une pression financière croissante, argue M. Pourciel.

Dans les derniers mois, les salaires en garderie subventionnée, en CPE, ont explosé. Donc les garderies non subventionnées ont dû considérablement augmenter leur tarification, rapporte-t-il.

Ces dernières perdent des clients en raison de l’accroissement des coûts, selon lui.

Il faut que le 20 % des garderies non subventionnées qui sont présentement dans le réseau [...] fassent partie de la solution. Et il faut qu'on travaille avec eux. Puis, au final, si on réussit à faire ça, on va améliorer la totalité du réseau.

Des choix difficiles pour les garderies

La propriétaire des garderies de La Baie L’Univers des tout p’tits et de La pouponnière des tout p’tits, Nadia Boudreault, est l’une des signataires de la pétition. L’un de ses établissements est subventionné, l’autre attend de l’être.

Une femme assise devant un micro dans un studio de radio.

« On va continuer à travailler super fort parce qu'on veut que nos petits enfants puissent avoir la stabilité à laquelle ils ont droit », affirme Nadia Boudreault.

Photo : Radio-Canada / Laura-Jessica Boudreault

Quand des parents la rencontrent pour parler des tarifs de la garderie, c'est toujours en pleurant parce qu'ils ont de la misère à arriver. Ils voudraient donc que je leur fasse des prix, raconte-t-elle.

Depuis quelques années, elle rapporte avoir perdu plusieurs clients pour des raisons financières.

Présentement, il en coûte 65 dollars par jour pour une place à L’Univers des tout p’tits.

Je n'ai pas encore augmenté parce que je ne suis pas à l'aise avec l'augmentation, même si je sais que j'aurais vraiment besoin d'augmenter, admettons à 70, 75 [dollars] par jour, étant donné que, si on veut garder nos éducatrices, il faut être capable de payer l'échelon du ministère au même titre que les garderies subventionnées et les CPE, explique Nadia Boudreault.

Comme dans plusieurs autres domaines, le recrutement des travailleuses qualifiées est un défi, indique Mme Boudreault.

La députée indépendante de Laporte, Isabelle Poulet, soutient le dossier.

L'accès à une place subventionnée n'est pas assuré pour tous les enfants, rappelle-t-elle dans une vidéo publiée sur compte Facebook le 30 janvier.

Aujourd'hui, le plafond de remboursement ne reflète plus la réalité des coûts. [...] Le résultat est clair : les frais de garderie entraînent une pression financière sur le budget familial et une iniquité basée sur la disponibilité des places subventionnées, argue-t-elle.

Selon une étude réalisée par l’organisme Ma place au travail en février 2025, 88 % des parents dont l’enfant a une place en milieu non subventionné souhaiteraient obtenir une place subventionnée.

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