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Quel est ce gendarme de Gourdon, sportif au grand cœur qui va courir les "100 km pour l'espoir"

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100 km de trail nocturne et 3 700 m de dénivelé : gendarme à Gourdon, il se lance dans un défi extrême. Qu'est-ce qui pousse ce militaire à défier les sommets pour la bonne cause ?

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Vincent El Kelai, gendarme sportif, à Gourdon aux abords du lac Ecoute s'il pleut, où il vient souvent pratiquer la course à pied...

Vincent El Kelai, gendarme sportif, à Gourdon aux abords du lac Ecoute s’il pleut, où il vient souvent pratiquer la course à pied… ©Jean-Claude BONNEMÈRE

Par Jean-Claude Bonnemère Publié le 23 mai 2026 à 18h00

Le gendarme Vincent El Kelai, 27 ans, se prépare à courir les « 100 km pour l’espoir« , le samedi 30 mai 2026. Un défi extrême entre Corrèze et Puy-de-Dôme, pour soutenir la recherche contre le cancer des enfants.

Allier le dépassement de soi à la solidarité : c’est le défi de taille que s’est lancé Vincent El Kelai âgé de 27 ans. Ce gendarme affecté au PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) de Gourdon s’apprête à prendre le départ des « 100 km pour l’espoir », le samedi 30 mai 2026 à minuit et demi. Originaire de Tulle, le jeune militaire va relier à la course le sommet du Mont Bessou (Corrèze) au Puy de Sancy (Puy-de-Dôme). Un trail entre forêts et montagnes de 100 kilomètres et 3 700 mètres de dénivelé positif. L’épreuve est organisée par l’association « Un pas pour un espoir », au profit de la Ligue contre le cancer, avec un accent tout particulier cette année, portant sur la recherche contre les cancers pédiatriques.

Du handball aux sentiers du Lot et de la Corrèze en passant par la gendarmerie

Né à Tulle, en Corrèze, Vincent El Kelai, gendarme de profession au sein de la brigade de Gourdon et trailer à ses heures perdues, se prépare aux « 100 km pour l’espoir ». Ce trail relie le sommet du Mont Bessou (point culminant en Corrèze à 976 mètres) au point culminant du Massif Central, le Puy de Sancy (1 885 mètres), dans le Puy-de-Dôme. Cette manifestation sportive cultive une dimension de solidarité via l’association « Un pas pour un espoir » (*), créée par un groupe de gendarmes, pour « soutenir la recherche contre le cancer et apporter du réconfort aux personnes touchées par la maladie, avec une attention particulière portée cette année aux enfants atteints de cancer. »

La Vie Quercynoise : qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans cette course ? 

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Vincent El Kelai : Je souhaitais participer à un défi de solidarité qui soit lié à mon attachement personnel à la Corrèze, dont je suis fier d’être originaire.

Il s’agit d’une trace de 100 km entre le Mont Bessou près de Meymac et le Puy de Sancy, dans le Massif central. Ce trail compte 3700 mètres de dénivelé positif. Je suis membre de l’association « Un pas pour un espoir »,  présidée par Pascal Pinchon un collègue gendarme. Tous les fonds récoltés à l’occasion de la manifestation seront versés à la Ligue contre le cancer.

Un défi solidaire pour franchir la barre mythique des 100 km

Est-ce une première pour vous ?

Effectivement, c’est la première fois que je suis inscrit pour cette épreuve, sur 100 km. J’ai déjà effectué une course de 86 km, l’an passé, un trail également, et tout s’était bien passé. Cette année je pousse un peu plus en effet. Je cherchais à atteindre la barre des 100 km, en m’associant à un message, autour d’une cause qui me motive et c’est bien le cas avec la lutte contre le cancer.

Vous pratiquez ce sport depuis longtemps ?

Cela va faire trois ans et demi que je cours vraiment, car au départ je pratiquais le handball, un sport que j’ai commencé dès l’âge de 5 ans. J’ai joué environ une vingtaine d’années au hand, mais une fois arrivé en gendarmerie, cela devenait un peu plus compliqué, avec les permanences, les week-ends de garde, etc. Alors, j’ai pris le parti de me réorienter vers un sport qui soit un peu plus compatible avec mon métier, surtout au niveau de l’emploi du temps. A présent, je peux m’entraîner sans être tributaire d’horaires d’entraînement ou de matchs. La course à pied (et plus spécifiquement le trail), s’est imposée à moi.

Vous êtes donc passé du sport collectif au sport individuel ?

Dans la mesure du possible, j’essaye de courir accompagné, mais il est vrai que suivant les horaires et selon les emplois du temps de chacun, ce n’est pas évident. Donc, la plupart du temps, je me retrouve à courir seul.

Gendarme au PSIG : les valeurs du service et de l’effort

Votre orientation vers la gendarmerie, comment s’est-elle manifestée ?

A la base, j’ai toujours voulu faire un métier dans lequel j’allais pouvoir me sentir utile, qui me permettrait d’aider les autres… Tout naturellement je me suis tourné vers la gendarmerie, qui véhicule ces valeurs-là.

Quel est votre parcours dans la gendarmerie ? 

Corrézien d’origine, je suis entré à l’école de la gendarmerie à Tulle. Je n’étais pas trop dépaysé… C’était le 4 août 2020. À la suite de ma formation, j’ai atterri à Gourdon, en tant que gendarme adjoint volontaire. Je suis resté ici 8 mois. Ensuite, en mai 2021, je suis retourné à l’école de gendarmerie de Tulle pour une formation de sous-officier, qui a duré 9 mois. A l’issue de cette formation, en février 2022, retour dans le Lot, où cette fois je suis affecté à la brigade de Biars-sur-Cère. J’y reste 2 ans et demi et à la mi-juin 2024, je suis à nouveau intégré à la brigade de Gourdon. Du point de vue de mon activité professionnelle de gendarme, je n’ai donc pas quitté le Lot. A présent, je fais partie du Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie de Gourdon (PSIG). Cela va bientôt faire 2 ans bientôt que je suis à Gourdon. Je suis toujours resté près de ma Corrèze natale, ce qui me va très bien.

Heureux d’être gendarme à Gourdon ?

Oui ! Tout à fait ! Je vis ici avec ma conjointe Aurore, qui elle, travaille sur Sarlat. Elle aussi pratique le même sport que moi. Dernièrement, elle a effectué le marathon de Séville, en 3h48. Elle m’accompagne beaucoup dans mon projet, pour les 100 km de l’espoir.

Sportif et gendarme, ça va bien ensemble ?

Bien sûr ! Certes, encore une fois, il faut trouver le temps pour s’entraîner. J’ai la chance en étant au PSIG de pouvoir me caler des créneaux d’entraînement. Cependant, ce n’est pas toujours évident de pouvoir conserver le rythme des entraînements. Il faut aussi gérer la fatigue, les permanences, etc. En tout cas, si l’on veut bien se donner les moyens, on peut y arriver. Evidemment, il ne faut pas craindre de se lever plus tôt ou de se coucher plus tard.

Vous êtes-vous fixé des objectifs sur le terrain sportif ?

Par rapport au sport en tant que tel, je suis amateur et ma pratique reste au niveau du loisir. Je ne cherche pas à arriver premier, etc. Je n’ai pas le niveau nécessaire, ni le temps suffisant pour m’entraîner. A travers la course à pied, je recherche avant tout du plaisir tout en profitant des beaux paysages de notre région. C’est aussi pour ça que je pratique le trail.

Et dans la gendarmerie, vous avez des objectifs ?

Des objectifs, oui. Continuer d’apprendre au quotidien et espérer me rapprocher de la Corrèze… Et tout en restant dans la gendarmerie, bien sûr

Que représente le métier de gendarme pour vous ?

C’est un beau métier, oui. Parce qu’on essaie de transmettre au maximum les valeurs du vivre ensemble, que ce soit l’hospitalité, l’entraide et la fraternité entre tous. A travers notre esprit de service, nous cherchons à protéger les populations. Nous savons que les temps sont compliqués pour de nombreuses personnes au vu de l’actualité… Quant aux situations difficiles, nous les gérons au quotidien, nécessairement. Entre collègues l’ambiance est très bonne, nous pouvons parler, échanger, en tout cas, nous nous sentons à l’aise. Tout va bien.

Sportif amateur guidé par la générosité, Vincent El Kelai incarne à souhait, le lien entre engagement citoyen et défi sportif. Alors qu’il s’élancera dans la nuit du 30 mai 2026 vers les sommets du Massif central, son regard se porte déjà vers l’avenir : continuer d’apprendre au sein du PSIG de Gourdon, espérer un jour se rapprocher de sa Corrèze natale, et surtout, faire briller l’espoir pour les enfants malades à chaque kilomètre parcouru.

Une association créée par des gendarmes

L'association "Un pas pour un espoir", créée par des gendarmes, a pour vocation, à travers des défis sportifs solidaires, de soutenir la recherche contre le cancer et d'apporter du réconfort aux personnes touchées par la maladie, avec une attention particulière portée cette année aux enfants atteints de cancer. En combinant solidarité, sensibilisation et dépassement de soi, l'association s'engage à améliorer la qualité de vie des malades et à mobiliser le grand public autour de cette cause essentielle.
L'ensemble des bénéfices liés à ce défi seront reversés à la Ligue contre le cancer.

A retrouver dans La Vie Quercynoise, parution de jeudi 28 mai 2026

A retrouver sur Facebook ou Instagram : un pas pour un espoir

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