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Québec lance un service d’accompagnement destiné aux entreprises minières pour les aider dans leurs démarches. Baptisé Filon, le service permettra d’accélérer les projets miniers dans les régions, selon le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MNRF).
Par voie de communiqué, Québec précise que cette nouvelle initiative permettra d'assigner un expert à chaque projet. Ce dernier aura pour mission de conseiller les entreprises tout au long de leurs procédures administratives, afin de repérer les nœuds et de faciliter les échanges avec les différents ministères concernés.
Québec veut ainsi permettre d’accélérer la réalisation des différentes étapes d'approbation prévues par le processus gouvernemental, sans compromettre la rigueur de l’encadrement minier.
Le ministère répond ainsi à une demande de longue date des associations minières, qui souhaitaient une aide pour mieux naviguer dans l’environnement administratif québécois.
Pour Québec, c'est également une question de stratégie économique.
Aller plus vite aujourd'hui, c'est renforcer notre position économique pour demain.

Kateri Champagne Jourdain veut accélérer les projets porteurs du Québec au moyen du service d'accompagnement Filon. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Shushan Bacon
À court terme, seules certaines entreprises identifiées par le MRNF pourront bénéficier de cette mesure. Le ministère explique qu’à partir de l’automne, les projets pour lesquels a été déposée une évaluation économique préliminaire y auront aussi accès.
Cette annonce soulève des réactions variées au sein de la société civile. De son côté, l'Association minière du Québec accueille très favorablement cette mesure.
La directrice de l'Association, Emmanuelle Toussaint, estime que cette ressource sera aussi utile pour les fonctionnaires du gouvernement, qui ne comprennent pas toujours les subtilités d'un développement minier.
Elle explique que certaines questions ne sont pas posées aux bonnes étapes des processus d’autorisations. On demande parfois les émissions des véhicules miniers alors que la mine prévoit ouvrir dans 6 ou 7 ans, c’est trop tôt pour savoir ça, lance-t-elle.

La présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec, Emmanuelle Toussaint, accueille favorablement cette mesure. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
La Coalition Québec meilleure mine estime quant à elle que les délais administratifs que cherche à réduire le gouvernement sont provoqués par un surplus de projets miniers.
Le co-porte-parole de la coalition, Rodrigue Turgeon, se demande pourquoi le gouvernement n’écarte pas plutôt les projets qui ne sont pas acceptés par les populations locales pour se concentrer sur les projets qui sont acceptés. D’ajouter plus de fonctionnaires, sans accorder plus d'importance aux préoccupations de la population, ça ne va pas mener à un développement plus harmonieux de l’industrie minière, affirme-t-il.
De son côté, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), insiste que cette mesure ne doit pas se faire au détriment des normes environnementales en vigueur. L’avocat de la SNAP, Jean-Philippe Lemay, estime que le gouvernement s’attaque à la bonne chose si son intention est de simplifier les procédures sans alléger les vérifications environnementales.
Selon le ministère, le déploiement complet du service est prévu au cours des prochains mois.
Avec les informations de Renaud Chicoine-Mackenzie


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