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Québec devra investir des fonds additionnels pour la réhabilitation de l’ancienne usine Belgo à Shawinigan. En effet, un des deux ponts d’accès au site nécessite des travaux de réparation et de renforcement pour pouvoir supporter le passage de la machinerie lourde essentielle au nettoyage futur du site.
On ignore à ce moment-ci l’ordre de grandeur des coûts qui seront ainsi engendrés.
Dans leur état actuel, les ponts de Belgo, qui enjambent la rivière Shawinigan, ne pourront pas supporter la circulation des véhicules lourds lors de la phase finale de réhabilitation du site.
Par conséquent, le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles devra procéder à la consolidation de l’une des deux structures, celle du côté nord, qui sera empruntée par les poids lourds.
C’est une question de sécurité, il faut s’assurer que la machinerie qui va circuler, que ce soit pour rentrer ou même, pour sortir ici, elle soit avec davantage de poids. Donc ça prend une capacité portante qui est efficace et efficace, affirme Marie-Louise Tardif , députée caquiste dans la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice.

La députée Marie-Louise Tardif a rencontré le journaliste Louis Cloutier au site de la Belgo.
Photo : Radio-Canada / Raphael Poliquin
Le pont sud, lui, est accessible aux véhicules légers.
Les travaux majeurs, soit la démolition des éléments en béton, ne sont pas prévus avant 2029.
Ils disposent donc d’une marge de manœuvre suffisante pour garantir un accès sécuritaire au site d’ici là.
Ces réparations n’auront pas d’impact sur le déroulement des travaux prévus, puisqu’ils seront effectués avant le début du contrat de réhabilitation du site, indique Environnement Québec par écrit.
La facture pour le pont Belgo ne cesse d’augmenter. Après avoir coûté 125 000 $ au ministère l’automne dernier pour l’inspection des deux ponts, il faut maintenant ajouter 100 000 $ uniquement pour l’élaboration des plans et devis nécessaires à sa réparation.
C’est sans parler des 20 M$ puisés dans les fonds publics injectés depuis la fermeture de Belgo incluant presque 6 M$ pour les plans de la phase finale et on ne parle pas encore de ce qu’il en coûtera pour la mener à terme.

L'usine a fermé ses portes en 2007. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier
Bien que le coût soit élevé, la Ville de Shawinigan propose à Québec d’utiliser les ressources du Fonds vert.
Il y a un Fonds vert qui aide beaucoup les entreprises à convertir leurs équipements avec des équipements plus environnementaux , comme on pourrait dire, mais ce fonds, ça doit aussi servir à réhabiliter des terrains comme ici à la Belgo, lance le maire de Shawinigan, Yves Lévesque.
Pour sauver des frais, la députée, elle, avance l’idée de concasser sur place le béton et de l’utiliser pour remplir les cavités du site.
On devrait broyer les éléments qui sont non-contaminants, comme le ciment qui est là, et le béton, propose Mme Tardif.
Une source bien au courant du dossier ajoute que les matériaux pourraient servir à renforcer, à l’arrière-plan, la falaise servant de digue pour les opérations d’Hydro-Québec.


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