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Ces dernières semaines, Kiev et Moscou ont intensifié les attaques contre les infrastructures de l’ennemi, avec pour objectif d’affaiblir son économie et d’atteindre le moral de sa population. Mais l’Ukraine paie un tribut plus lourd, alors qu’elle ne dispose pas de missiles balistiques et a de plus en plus de mal à intercepter ceux qui la visent.

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Sur les lieux d’une frappe russe survenue au milieu de la nuit à Boryspil (Ukraine), le 1ᵉʳ septembre 2026. Sur les lieux d’une frappe russe survenue au milieu de la nuit à Boryspil (Ukraine), le 1ᵉʳ septembre 2026.

Au terme d’un été marqué par l’intensification des attaques de drones ukrainiens en Russie, la guerre est bel et bien entrée dans le quotidien du pays. « Les Russes, qui ont jusque-là infiniment moins souffert que les Ukrainiens, découvrent concrètement les méfaits de la guerre », témoigne un journaliste de Novaïa Vkladka (« Nouvel onglet »), l’un de ces médias russes indépendants qui, contraints à l’exil, ont toutefois gardé un réseau de correspondants en régions.

« Les explosions des raffineries de pétrole, depuis le printemps, ont d’abord provoqué une crise énergétique très visible : pénuries d’essence, restrictions dans les stations-service, abaissement des normes de qualité, prix à la hausse », raconte ce reporter qui, par précaution, reste anonyme. L’Ukraine a fait baisser d’environ 30 % la capacité russe de raffinage et maintient un rythme d’attaques empêchant de rétablir les productions perdues. « Depuis juillet, les attaques sur les entrepôts de Wildberries puis d’Ozon, ces deux géants du commerce en ligne, ont frappé les esprits et le quotidien jusque dans les villages les plus reculés : des gens sont morts, les dégâts se chiffrent en milliards de roubles, les clients ne reçoivent pas leurs commandes, des fournisseurs font faillite et des hommes d’affaires se seraient même suicidés. »

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