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Ouvrir son propre salon de barbier à l‘intérieur du Cégep de Rimouski en plus d’être quart-arrière pour les Pionniers de Rimouski et de mener des études en sciences humaines, c’est ce qu’a fait Nicolas Rioux.
Barbier depuis près de deux ans, l’étudiant de 18 ans raconte avoir d’abord appris à se couper les cheveux lui-même au secondaire avant de commencer à s’attaquer également aux tignasses de ses amis. Ils me demandaient des affaires un petit peu plus compliquées, des dégradés, et là j'ai dit "je peux essayer!"
Il raconte avoir acquis une bonne partie de son expérience alors qu’il étudiait au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu et qu’il jouait pour l’équipe de football. Il y a comme 80 gars dans l’équipe et j’étais tout le temps aux résidences en train de couper des cheveux dans les toilettes!, se remémore-t-il.

Le nom de son salon, Au premier essai, fait référence à son amour du football. Pour s'y faire couper les cheveux, il faut être un étudiant du cégep ou un membre du personnel.
Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau
En plus de travailler dans un salon de barbier de Mont-Joli, il manie aujourd’hui ses rasoirs dans un local du Club d’entrepreneurs étudiants du Cégep de Rimouski. L’idée est venue de la personne-ressource du club, Jocelyn Pelletier, qui est proche du monde du football, explique Nicolas Rioux. Dès qu’il a su que j’étais barbier, au cours de notre première conversation, il avait déjà [lancé] l’idée d’ouvrir un salon de barbier!, relate-t-il.
Un métier qui revient à la mode
Nicolas Rioux considère que les barbiers ont de plus en plus la cote. Selon moi, c’est une flèche montante. Moi, quand j’étais jeune, je me faisais couper les cheveux à la coiffeuse. Je ne suis jamais allé dans un salon de barbier me faire couper les cheveux, parce que c’était ça, avant, explique-t-il en soulignant que les jeunes sont de plus en plus attirés par ce métier.
Tu peux en voir au secondaire couper leurs amis dans les toilettes. Je pense que ça revient à la mode, beaucoup.

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Nicolas Rioux
Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau
Pour le quart-arrière, il s’agit d’un métier qui lui assure un avenir. J’adore le football [...] mes décisions sont souvent basées autour de ce sport-là. Mais le métier de barbier, je peux faire ça toute ma vie, explique-t-il en soulignant qu’il apprécie notamment la flexibilité que ce métier procure et les rencontres humaines qu’il permet.

Nicolas Rioux nettoie son matériel après avoir coupé les cheveux d'un client.
Photo : Radio-Canada / Félix Ledoux
Des projets formateurs
Tout le monde a embarqué, c’est ça qui est le fun!, s'exclame Jocelyn Pelletier, qui a contribué à la mise sur pied du projet. En plus de rendre le cégep plus vivant, il affirme que ce type de projet permet de renforcer le sentiment d’appartenance des personnes étudiantes envers le cégep et leurs camarades ainsi que de développer leur autonomie et leur débrouillardise.

Jocelyn Pelletier est technicien à l'information scolaire et personne-ressource pour le Club d'entrepreneur étudiant du Cégep de Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau
Il explique que ce n’est pas le seul projet du genre organisé par le club d'entrepreneurs, citant en exemple un spectacle sur l’histoire de la chanson francophone au Québec mis sur pied par une étudiante l’an dernier et dont une seconde mouture est en préparation cette année.
Quand les jeunes ont une initiative, qu’ils ont une idée en tête, il faut juste les aider à ouvrir des portes et à développer leurs capacités entrepreneuriales, affirme Jocelyn Pelletier. Faisons confiance aux jeunes!


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