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Les récentes démissions à Lorrainville, au Témiscamingue, relancent la question des défis auxquels font face les petites municipalités.
Le partage des ressources administratives pourrait faire partie des solutions, selon l’ex-directrice générale de Lorrainville, Edith Lebel.
Nouvellement en poste à Béarn, elle explique que Lorrainville et Béarn avaient envisagé de mettre leur direction générale et d’autres employés en commun, sans toutefois aller de l'avant.
En 2025, on avait déjà débuté des discussions sur de nouvelles façons de joindre les équipes administratives pour aider à ce manque de main-d'œuvre et la charge administrative. Et en faisant ça, on se disait que d’avoir une direction générale pour deux municipalités, c’est quelque chose qui était faisable, explique-t-elle.

Edith Lebel est désormais directrice générale, greffière-trésorière à la Municipalité de Béarn.
Photo : Gracieuseté Edith Lebel
Des incompréhensions et une mauvaise communication expliqueraient, d’après Edith Lebel, son départ, celui du directeur général adjoint et d'une adjointe.
On n’a pas décidé de démissionner en bloc tous en même temps, ça n’a pas été des discussions qui ont été faites à l’interne, ce n’est pas non plus de la bisbille qui aurait dans l’équipe administrative, confie-t-elle. Ce qui s’est passé, je pense, c’est peut-être dû à un manque de communication avec les élus et l’administratif.
Mettre les ressources en commun
La gestion des paies, des loisirs et des règlements municipaux pourrait être combinée pour deux ou trois municipalités, propose-t-elle. La gouvernance devient sensiblement la même pour les trois, mais ça permet d’avoir des ressources supplémentaires pour les trois municipalités, dit la directrice générale.
Edith Lebel privilégie le partage des ressources plutôt que l’idée de fusions municipales, afin de préserver l’identité de chaque municipalité.
C’est probablement l’avenir, parce qu’il y a de moins en moins d’employés, il y a un gros roulement.
Un travail « dans l’ombre »

Le travail de gestionnaires municipaux est peut-être moins bien compris que celui des élus, estime Edith Lebel. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Katleho Seisa
Edith Lebel estime aussi que les élus et les équipes administratives gagneraient à mieux communiquer.
L’équipe administrative, on est un peu dans l’ombre, illustre-t-elle. Des citoyens, même les élus ne savent pas toujours ce qu’on fait comme travail. Au niveau politique, on prend des décisions, mais nous, on les applique, fait-elle valoir.
Il faut vraiment que les élus soient ouverts à entendre nos propositions, même si c’est de l'administratif, poursuit-elle.
La pression sur les employés municipaux est aussi un enjeu, affirme-t-elle, rappelant la vague de démissions d’élus qui a mené le gouvernement à mettre en place des politiques contre le harcèlement, par exemple. Mais du côté administratif, on le vit aussi beaucoup, souligne Edith Lebel.


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