Ai-je bien fermé la porte ? Le gaz est-il bien éteint ? Certaines personnes ne peuvent s’empêcher de vérifier une, puis deux puis 10 fois les choses. Pour quelles raisons ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 06:40 | mis à jour aujourd'hui à 09:45 - Temps de lecture :

  • S’il nous est toutes et tous arrivés si la porte était bien fermer avant de partir, ce geste du quotidien peut parfois se transformer en véritable cauchemar. En particulier, précise la psychologue Valérie P., « lorsque le patient en souffre, que ce geste devient envahissant au point d’empêcher de passer à autre chose ».Photo Adobe Stock

    S’il nous est toutes et tous arrivés si la porte était bien fermer avant de partir, ce geste du quotidien peut parfois se transformer en véritable cauchemar. En particulier, précise la psychologue Valérie P., « lorsque le patient en souffre, que ce geste devient envahissant au point d’empêcher de passer à autre chose ».

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  • En l’occurrence de partir, non sans avoir réalisé quantité de vérifications aussi irrépressibles qu’incontrôlables….Photo Adobe Stock

    En l’occurrence de partir, non sans avoir réalisé quantité de vérifications aussi irrépressibles qu’incontrôlables….

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  • Les spécialistes parlent ainsi de trouble obsessionnel compulsif (TOC) de vérification. Donc d’abord une obsession, à travers des pensées ou des images persistantes qui s’imposent et génèrent des émotions plutôt désagréables. Puis des compulsions définies comme des comportements répétitifs que l’on se sent obligé d’accomplir, dans l’optique justement de diminuer la détresse causée par l’obsession. Ce qui signifie que ces agissements sont censés rassurer…Photo Adobe Stock

    Les spécialistes parlent ainsi de trouble obsessionnel compulsif (TOC) de vérification. Donc d’abord une obsession, à travers des pensées ou des images persistantes qui s’imposent et génèrent des émotions plutôt désagréables. Puis des compulsions définies comme des comportements répétitifs que l’on se sent obligé d’accomplir, dans l’optique justement de diminuer la détresse causée par l’obsession. Ce qui signifie que ces agissements sont censés rassurer…

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S’il nous est, à toutes et tous, arrivé de vérifier si la porte était bien fermée avant de partir, ce geste du quotidien peut parfois se transformer en véritable cauchemar. En particulier, précise la psychologue Valérie P., « lorsque le patient en souffre, que ce geste devient envahissant au point d’empêcher de passer à autre chose ». En l’occurrence de partir, non sans avoir réalisé quantité de vérifications aussi irrépressibles qu’incontrôlables.

Un acte censé rassurer…

Les spécialistes parlent ainsi de trouble obsessionnel compulsif (TOC) de vérification. Donc d’abord une obsession, à travers des pensées ou des images persistantes qui s’imposent et génèrent des émotions plutôt désagréables.

Puis des compulsions définies comme des comportements répétitifs que l’on se sent obligé d’accomplir, dans l’optique justement de diminuer la détresse causée par l’obsession. Ce qui signifie que ces agissements sont censés rassurer…

Quels déclencheurs ?

Ces TOC traduisent « une anxiété, des angoisses, un besoin de contrôle et ou un sentiment d’insécurité, qu’il soit vécu ou intérieur », énumère la psychologue. Autrement dit, un état émotionnel empreint de doute, de vulnérabilité voire de peur « sans vraiment que le patient soit en mesure de l’identifier et de le verbaliser ».

Parmi les éléments déclencheurs, elle cite également la survenue éventuelle de traumatismes passés. « Par exemple, un cambriolage ou un incendie ».

La prise en charge de ces TOC passe par une thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Réalisée par un praticien (psychologue…) dument formé, « son but est de confronter le patient à son angoisse pour la faire diminuer, petit à petit », explique Valérie P.

Elle cite le cas d’une personne qui ne peut s’empêcher de vérifier sa poignée de porte 10 fois avant de partir de chez elle : « Au fil des séances, l’objectif sera ainsi de descendre à 9 puis 8, 7, 6, etc. Jusqu’à ce qu’elle n’éprouve plus le besoin de le faire ».

La spécialiste ajoute : «C’est un processus qui doit être très progressif, pour s’assurer d’en avoir terminé avec les TOC ». Et de préciser qu’en présence d’un traumatisme passé, la thérapie peut être associée à de l’EMDR.

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