Votre enfant est sage comme une image à l’école, mais se transforme dès qu’il franchit la porte de la maison ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce comportement tout à fait naturel mais néanmoins pénible.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • À l’école, il écoute, respecte les consignes, ne fait pas de vagues. À la maison, il répond, s’agite, négocie et pousse parfois les parents à bout. Comment expliquer ce grand écart ? « C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome de l’enfant bien élevé », explique Vincent Joly, psychologue à Paris.Photo Adobe Stock

    À l’école, il écoute, respecte les consignes, ne fait pas de vagues. À la maison, il répond, s’agite, négocie et pousse parfois les parents à bout. Comment expliquer ce grand écart ? « C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome de l’enfant bien élevé », explique Vincent Joly, psychologue à Paris.

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  • L’enfant a appris les règles du jeu social et par conséquent, avec des adultes et des camarades qu’il connaît moins, il se tient bien. « Alors qu’à la maison, il exprime l’autre partie de sa personnalité, dans le lieu où le relâchement est possible », précise-t-il.Photo Adobe Stock

    L’enfant a appris les règles du jeu social et par conséquent, avec des adultes et des camarades qu’il connaît moins, il se tient bien. « Alors qu’à la maison, il exprime l’autre partie de sa personnalité, dans le lieu où le relâchement est possible », précise-t-il.

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  • Cette capacité à s’adapter n’a rien d’anormal. Elle peut même signifier que l’enfant a bien intégré les codes de son environnement. Et ce phénomène n’est pas réservé aux petits. « Certains adultes connaissent aussi ce ‘relâchement’ après une journée passée à travailler au contact du public », note le psychologue.Photo Adobe Stock

    Cette capacité à s’adapter n’a rien d’anormal. Elle peut même signifier que l’enfant a bien intégré les codes de son environnement. Et ce phénomène n’est pas réservé aux petits. « Certains adultes connaissent aussi ce ‘relâchement’ après une journée passée à travailler au contact du public », note le psychologue.

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À l’école, il écoute, respecte les consignes, ne fait pas de vagues. À la maison, il répond, s’agite, négocie et pousse parfois les parents à bout. Comment expliquer ce grand écart ? « C’est ce qu’on pourrait appeler le syndrome de l’enfant bien élevé », explique Vincent Joly, psychologue à Paris.

L’enfant a appris les règles du jeu social et par conséquent, avec des adultes et des camarades qu’il connaît moins, il se tient bien. « Alors qu’à la maison, il exprime l’autre partie de sa personnalité, dans le lieu où le relâchement est possible », précise-t-il.

Se contenir dehors, se lâcher dedans

Cette capacité à s’adapter n’a rien d’anormal. Elle peut même signifier que l’enfant a bien intégré les codes de son environnement. Et ce phénomène n’est pas réservé aux petits. « Certains adultes connaissent aussi ce ‘relâchement’ après une journée passée à travailler au contact du public », note le psychologue.

Chez l’enfant, toutefois, le contraste peut être spectaculaire. Après avoir passé des heures à respecter des règles, se concentrer et contenir ses envies, il retrouve à la maison un environnement familier où il peut davantage se laisser aller. « Le problème n’est alors pas forcément le développement de l’enfant. Il est surtout que l’enfant est pénible pour la famille », résume-t-il.

Faut-il consulter ?

Pas nécessairement. Si l’enfant a des résultats scolaires corrects, des copains et que son comportement est également adapté au centre de loisirs ou dans d’autres contextes, il n’y a généralement pas lieu de s’alarmer. En revanche, un enfant extrêmement sage à l’école, très inhibé et sans amis mérite davantage d’attention.

Et bien sûr, si la vie familiale devient vraiment difficile, consulter peut être utile. Le psychologue invite cependant à ne pas se tromper de cible. « Le motif de consultation, c’est le bien-être des parents, pas nécessairement celui de l’enfant. » Les parents peuvent donc eux-mêmes demander conseil, sans envoyer automatiquement leur enfant “chez le psy”.

Un peu plus de cadre peut aussi aider. Car l’autre facteur à observer est l’écart entre les règles de l’école et celles de la maison. Les jeunes enfants ont besoin de repères prévisibles, les routines pouvant notamment renforcer leur sentiment de sécurité. L’objectif n’est pas de reproduire l’école à la maison, mais d’instaurer quelques règles claires et des petits rituels.

Et si, un jour, l’enfant commence justement à tester les limites à l’école ? Là encore, inutile de paniquer. « C’est parfois plus authentique », estime le psychologue. Il devient alors moins différent à l’extérieur et à la maison.

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