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PSPP à l’avant-match

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Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a été accueilli comme une rock star — ou un quart-arrière vedette — au « tailgate » du Rouge et Or de l’Université Laval, samedi après-midi.

Se frayant un chemin à travers la foule, les odeurs de pain à hot-dog roussi et l’écho tonitruant des haut-parleurs, il a fait des réserves de beignets, d’ailes de poulet et de franches poignées de main.

« Paul, Paul, Paul ! » ont même claironné des étudiants rencontrés sur place. Un refrain qu’on n’entend normalement que dans des congrès du Parti québécois.

Signe que les choses vont bien à Québec ? Pas nécessairement, a constaté le candidat du Parti conservateur du Québec dans Taschereau, Eliot Estévez-Verville, croisé à l’entrée du stade Telus et qui a reproché au chef péquiste de voler les idées de son chef, Éric Duhaime. Au début du mois, ce dernier avait aussi participé au très couru « tailgate » pré-match de l’équipe de football de l’Université Laval. « La jeunesse est conservatrice », avait-il conclu.

Il est vrai que Paul St-Pierre Plamondon n’a pas croisé que des sympathisants lors de cette journée ponctuée de bains de foule. Entre cet homme de 76 ans qui l’a apostrophé à Saint-Augustin-de-Desmaures pour lui dire qu’il allait voter à nouveau pour le PQ comme à chaque élection depuis 1970 et cet autre, à Sainte-Foy, qui lui a souhaité une majorité, il est tombé sur un citoyen, dans un marché public, qui lui a reproché ses positions en immigration.

« Monsieur Plamondon, est-ce qu’on a assez d’enfants dans nos écoles ou on en a trop ? » a-t-il demandé, référant aux propos du chef péquiste sur le débordement des écoles, ainsi qu’à ses propositions pour favoriser la natalité.

La question faisait également écho à celle que lui avait posée la porte-parole solidaire Ruba Ghazal au débat des chefs de Radio-Canada, mercredi.

« Avoir des politiques qui rétablissent l’équilibre dans les écoles, dans les services, dans la crise du logement, c’est répondre à nos citoyens qui ont le droit de vote et qui disent : “je n’arrive plus [à avoir d’enfants]” », a répondu PSPP en mêlée de presse, samedi après-midi. « Ça me semble très cohérent. »

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