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PSG-Arsenal en finale de Ligue des champions : au bout du suspense, les Parisiens conservent leur titre aux tirs au but

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Sport 30/05/2026 21:01 Actualisé le 30/05/2026 21:29

Au terme d’un match étrange entre deux équipes aux plans de jeu diamétralement opposés, le plus prestigieux trophée du football de clubs s’est joué aux tirs au but.

Une soirée paranormale. Tenants du titre depuis leur triomphe contre l’Inter Milan l’an passé, les hommes de Luis Enrique rêvaient de doubler la mise en finale de la Ligue des champions ce samedi 30 mai à Budapest. Mais face aux Gunners d’Arsenal, qui avaient décidé d’appliquer leur recette favorite, faite d’une défense terrible et de quelques rares offensives ciblées, ils sont tombés sur un os. Du moins jusqu’à la séance de tirs au but.

L’entame du match n’a d’ailleurs pas manqué de donner le ton de cette curieuse soirée. Dès la 6e minute, grâce au rebond d’un dégagement parisien contre son bras qui a fini en passe décisive, Leandro Trossard a envoyé Kai Havertz défier le gardien du PSG Matveï Safonov. Déjà buteur en finale de Ligue des champions en 2021 sous le maillot de Chelsea, l’Allemand a permis aux Anglais de prendre la tête d’emblée grâce à une frappe terrible.

Pas démobilisés malgré cette douche froide, les joueurs du Paris Saint-Germain ont immédiatement tenté de réagir, mais le défenseur central Gabriel a réussi à priver Khvicha Kvaratskhelia du ballon, à quelques mètres seulement du but. Même résultat à la demi-heure de jeu, quand l’autre membre de la charnière, le Français William Saliba, a réalisé un tacle magistral pour mettre un terme à une percée de Désiré Doué dans la surface.

Le PSG longtemps sans réponse face à des Anglais au plan de jeu rodé

Et ainsi, le match a pris une tournure attendue au vu de la philosophie de jeu des deux équipes : le PSG avec la balle 80 % du temps et des Gunners défendant le plomb en attendant des opportunités de contre-attaquer (et en n’hésitant pas à gagner du temps sur chaque remise en jeu). Soit la recette qui a permis à Arsenal de rester invaincu toute l’année en Ligue des champions, et de n’encaisser que six buts durant son parcours vers la finale.

À la pause, Arsenal était devant en n’ayant cadré qu’une seule frappe et réussi seulement 69 passes (un record négatif à ce niveau de compétition) durant la première période, et Paris semblait bien incapable de mettre de la folie dans le match, le talent de ses stars Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia annihilé par le système pragmatique des Anglais.

Au retour des vestiaires, la physionomie du match n’a guère changé, si ce n’est que l’arbitre a commencé à sanctionner les attitudes parfois caricaturales des joueurs d’Arsenal, déterminés à endormir la partie jusqu’à soulever la coupe. Mais ce PSG est plein de ressources, et grâce à une faute de l’Espagnol Cristhian Mosquera sur « Kvara » dans la surface, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé a remis les deux équipes à égalité sur penalty à la 65e.

Le moment choisi par Arsenal pour, enfin, tenter de jouer. Ce qui a eu pour conséquence d’ouvrir le jeu pour les deux équipes, Khvicha Kvaratskhelia profitant par exemple d’une contre-attaque à l’entame du dernier quart d’heure pour aller frapper sur le poteau. Tout juste entré en jeu, Bradley Barcola, lui, a bien failli devancer le gardien d’Arsenal à la 85e minute, au terme d’une course effrénée.

Safonov en héros

Dans la droite lignée de cette rencontre bizarre, jouée sur un faux rythme entre deux équipes qui ont rarement donné l’impression de pratiquer le même sport, le temps additionnel a offert une séquence lunaire. Souffrant de crampes, Ousmane Dembélé traînait sa peine dans la surface de réparation anglaise pendant que ses partenaires faisaient tourner le ballon, semblant quand même chercher à trouver une ouverture. Mais malgré un dernier frisson venu, une fois de plus, d’une longue course de Barcola, les deux équipes sont parties en prolongation. Où, en dépit de quelques frissons, la décision ne s’est jamais faite.

Résultat : pour la première fois depuis dix ans et la victoire du Real Madrid sur son voisin de l’Atlético, la finale de la Ligue des champions s’est décidée aux tirs au but. Un exercice dans lequel les Parisiens l’ont donc emporté, grâce au raté de Gabriel devant Matveï Safonov.

Plus tôt dans la séance, un raté de l’Anglais Eze avait permis à Paris de prendre un temps l’avantage. Mais le gardien adverse avait ensuite arrêté le tir de Nuno Mendes. Sauf que les Parisiens, définitivement transfigurés depuis l’arrivée de Luis Enrique, sont désormais injouables dans l’exercice des tirs au but et viennent de remporter leur sixième séance consécutive.

Devenu l’an passé le second club français à remporter le trophée suprême du football après l’Olympique de Marseille, le PSG est désormais le seul à détenir deux coupes aux grandes oreilles. Il trône, ce samedi soir, au sommet du football européen.

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