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La Société de l’eau souterraine de l’Abitibi-Témiscamingue (SESAT) relance la balle au monde municipal afin d’utiliser les outils à sa disposition pour mieux protéger les aires de captage d’eau souterraine dans la région.
Dans une conférence tenue lors du Forum régional Eau potable, qui se déroule à Val-d’Or jeudi et vendredi, le directeur général de la SESAT, Oliver Pitre, a rappelé que la région compte 20 sites de captage d’eau souterraine desservant des populations de plus de 500 personnes. Même si ces sites couvrent une superficie de seulement 56 km carrés, ils desservent plus de 70 000 personnes en eau potable.
« Si l’on tient ce forum en 2026, c’est qu’on a maintenant sur carte les aires de protection de ces captages », explique M. Pitre.
Pendant des années, les municipalités travaillaient un peu dans le noir. On a maintenant des données fiables pour les élus qui viennent d’entrer en fonction. Ils ne peuvent pas se baser sur le statu quo des expériences passées. Ils sont les récipiendaires de ces nouveaux territoires et des décisions d’aménagement à prendre.

Le forum régional organisé par la SESAT se conclura vendredi à Val-d’Or.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Une proportion de 48 % des zones de protection des aires de captage d’eau souterraine de la région sont présentement sous le couvert de titres miniers actifs. Une proportion qui doit diminuer, selon la SESAT, avec une plus grande désignation des Territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM).
La balle est dans le camp des MRC et des municipalités, affirme Olivier Pitre. Il y a des pouvoirs qui existent en ce moment et on tient à le rappeler aux élus et aux employés municipaux. Leurs prédécesseurs leur ont légué la désignation des TIAM et c’est un outil qui sert peu en ce moment. Ça prend un pouvoir municipal qui décide d’utiliser ce levier-là.
Préfète de la MRC de la Vallée-de-l’Or et mairesse de Senneterre, Nathalie-Ann Pelchat dit bien comprendre l’enjeu de la protection de l’eau potable. La totalité de l’aire de protection de son site de captage d’eau souterraine se retrouve d'ailleurs sous des titres miniers actifs.
C’est certain que ça nous préoccupe. On a même déposé une demande d’arrêté ministériel pour pouvoir protéger la qualité de notre eau, rappelle Mme Pelchat. Il y a aussi du travail qui se fait à la MRC dans le cadre de la révision du schéma d’aménagement. Toute l’équipe a en tête l'importance de mieux protéger l’eau potable. On regarde toutes les options, comme la désignation des TIAM. On veut en arriver à proposer des solutions à long terme.


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