NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Face à l'augmentation des signalements de rats dans certains quartiers d'Halifax, un expert en écologie urbaine tire la sonnette d'alarme. Malgré l'exaspération des Haligoniens, la municipalité maintient son refus de créer une unité d'intervention qui s'y consacre.
Les rats représentent un vrai problème, et ça s’aggrave, a déclaré le professeur Jonathan Richardson, de l’Université de Richmond, dans l'État américain de la Virginie.
Ce constat correspond à la réalité quotidienne de résidents dans le quartier North End, à Halifax, qui demandent une action immédiate des élus municipaux.
Ils courent en plein jour dans mon quartier, déplore une résidente de ce quartier, Ann Emmett, par courriel.
Dans son étude sur les rats urbains publiée l'année dernière, Jonathan Richardson explique que toutes les grandes villes devraient avoir du personnel dont la seule mission serait de contrôler les populations de rongeurs et les problèmes qui en découlent.
Il faut du personnel qualifié qui connaisse très bien les rats, leur biologie et leur écologie, et qui puisse appliquer ces connaissances à leur gestion concrète.
Ces derniers jours, les plaintes liées à l’infestation de rats se multiplient dans la Municipalité régionale d’Halifax.
Halifax renonce à former une brigade anti-rats
En 2017, des membres du personnel municipal d’Halifax avaient déjà envisagé de former une équipe chargée de lutter contre l’infestation de rats, mais la Municipalité n'a jamais donné suite à cette proposition.
Toutes les grandes villes ont pourtant besoin de ressources pour contrôler la population de rats, selon Jonathan Richardson.
Dans un courriel vendredi, une porte-parole de la Municipalité régionale d'Halifax, Laura Wright, a affirmé qu’il n'existe pas d'équipe pluridisciplinaire affectée spécifiquement à la gestion des rongeurs.
L’autre chose que j’encourage les villes à faire, c’est de collecter des données systématiques : suivre les populations de rats, les plaintes, effectuer des inspections, et observer l’évolution dans le temps.
Laura Wright a répondu que la Municipalité ne collecte pas les données sur les signalements de rats dans un système centralisé.
Toutefois, plusieurs unités administratives municipales utilisent les données des demandes de service pour orienter leurs interventions lorsque la présence de rongeurs peut être un facteur, a écrit la porte-parole.
Un problème de grandes villes
L'étude du professeur Richardson a porté sur 16 villes du monde entier et a constaté que la population de rats était en augmentation dans 11 d'entre elles.
L'étude indique que la croissance démographique est corrélée à la hausse des températures liée au réchauffement climatique.
La densification des populations et l'urbanisation croissante ont également entraîné une augmentation du nombre de rats, un phénomène observé à Halifax, où la construction de logements a atteint des niveaux records l'an dernier.

La construction résidentielle s'est beaucoup accélérée à Halifax ces dernières années. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Robert Short
Cela complique d'autant plus la lutte contre les rats, car nous ne faisons que leur créer de plus en plus d'habitats et générer de plus en plus de déchets, a déclaré Jonathan Richardson.
L'été dernier, Toronto a dévoilé un nouveau plan pour lutter contre la prolifération des rats. Ce plan privilégie les modifications environnementales afin de minimiser les conditions propices à leur développement.
En 2023, la Ville de New York a embauché son tout premier directeur de la lutte contre les rongeurs, également connu sous le nom de tsar des rats, un modèle que les responsables d'autres villes souhaitent reproduire.
L'augmentation de la population de rats représente une menace pour la santé humaine, selon une étude de l'Université de la Colombie-Britannique.
Mieux gérer ses déchets
Faute de brigade municipale, Jonathan Richardson préconise une solution communautaire : une collaboration accrue entre tous les Haligoniens pour optimiser la gestion des déchets.
Les déchets, le stockage de nourriture, tout cela influence la présence de rats. Il faut alors cibler les zones prioritaires : écoles, hôpitaux, etc. Comme les ressources sont limitées, il faut les concentrer là où les risques sont les plus élevés, a-t-il assuré.
Mais le verdict est sans appel pour le professeur : Il est absolument impossible d’éradiquer totalement les rats d'une ville.
Avec des informations de Josh Hoffman, de CBC


2 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)