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Le projet minier de Dumont Nickel à Launay obtient un répit de cinq ans. Le gouvernement du Québec vient de prolonger jusqu'en 2031 le décret qui autorise l'exploitation du gisement de nickel à ciel ouvert et la construction d'une usine de traitement du minerai.
Cette décision donne à l'entreprise la chance de boucler son financement d'ici décembre 2026 et d'amorcer le chantier à l'hiver 2027.
Dumont Nickel détient déjà plus des deux tiers du capital privé nécessaire, mais doit sceller la part manquante dans les prochains mois.
Le chef de l’exploitation pour Dumont Nickel, François Vézina, prévoit toujours le début des travaux pour l’hiver 2027.
De l'optimisme

Une centaine de personnes ont assisté à l'annonce, mercredi matin à Launay.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Devant une centaine de personnes réunies à Launay mercredi matin pour l'annonce, les acteurs locaux ont accueilli la nouvelle avec un optimisme certain, tout en réclamant que les travaux respectent les nouveaux échéanciers.
Billy Kistabish-Côté, membre du conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan, et Claudette Laroche, mairesse de Launay, misent sur le développement économique avec la présence de cette mine de nickel, dont la durée de vie est estimée à plus de 45 ans.

Billy Kistabish-Côté, du conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
« Je ne vous cacherai que Pikogan a mis beaucoup de pression pour que le gouvernement accepte ce décret. Nous sommes donc très fiers de cet appui qu'on a donné pour ce projet », mentionne Billy Kistabish-Côté.
« Ça peut nous aider à revitaliser notre municipalité. On pense qu'avec la durée de vie de la mine, ça va inciter les gens à venir rester ici, à Launay », renchérit Claudette Laroche.

La mairesse de Launay, Claudette Laroche.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Mises à jour environnementales
Le renouvellement du décret s'accompagne d'ajustements réglementaires. La nouvelle monture du document tient compte des lois adoptées au cours de la dernière décennie, en particulier les normes accrues sur la protection des milieux humides.
« On nous demande de faire des compensations, ajoute François Vézina. On doit donc faire des projets avant la construction pour compenser les milieux humides qu'on va affecter », indique François Vézina.

François Vézina, chef de l’exploitation chez Dumont Nickel.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Avec la collaboration d'Emily Blais


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