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Projet de TGV : la gare de Québec dévoilée cet automne

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Les consultations publiques du mégaprojet de TGV entre Toronto et Québec se transportent dans la capitale québécoise cette semaine. Si le tracé et l'échéance du segment entre Trois-Rivières et Québec demeurent inconnus, l’endroit où sera située la station de la Capitale-Nationale sera connu dès l'automne prochain.

C'est du moins ce à quoi s'est engagé le PDG d'Alto, la société d'État chapeautant le projet en compagnie d'un consortium privé, lundi, à l'occasion d'une conférence organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Québec.

Martin Imbleau confirme que la gare du Palais fait partie des sites étudiés, mais refuse de lui accorder une longueur d'avance. Elle est très à l'est et on va se déplacer beaucoup vers l'ouest, a-t-il argué.

On va continuer de la considérer, mais il fallait que je sois honnête : il y en a d'autres qui ont peut-être de bien meilleures possibilités pour augmenter la fréquence d'utilisation du TGV, a-t-il ajouté en laissant persister le mystère.

Le projet de TGV en bref :

  • Parcours de 1000 kilomètres reliant Toronto à Québec avec des arrêts à Trois-Rivières, à Montréal, à Laval, à Ottawa et à Peterborough

  • Trajet Montréal-Québec réalisé en environ 1 h 30

  • Coûts estimés entre 60 et 90 M$

  • 2029-2030 : début de la construction du segment Ottawa-Montréal pendant six à sept ans

  • 2032-2033 : début de la construction des autres segments à l’est et à l’ouest, dont celui entre Trois-Rivières et Québec

  • 2036 : mise en service partielle du service selon le scénario le plus hâtif

La considération d'Alto pour une gare près du centre-ville de Québec plaît à Bruno Marchand. Sans se prononcer clairement sur l'emplacement qu'il juge préférable, le maire a laissé entendre que le futur TGV devra faciliter la vie des passagers qui souhaiteront se déplacer à l'aide du transport en commun une fois arrivés à Québec.

Il n'a pas besoin d'être nécessairement sur la ligne de tramway, mais il va falloir que le tramway s’y rende. On ne peut pas avoir une gare de TGV et que le tramway ne s'y rende pas, a-t-il tranché.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, entend collaborer avec Alto afin de définir le bon endroit pour ériger la gare du futur TGV.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, entend collaborer avec Alto afin de définir le bon endroit pour ériger la gare du futur TGV.

Photo : Radio-Canada

Expropriations

Pour l’heure, le large corridor étudié à l’intérieur duquel circulera le TGV à Québec s’étend toujours sur une dizaine de kilomètres. D’après Martin Imbleau, les consultations menées cette semaine ont pour objectif d’ultimement raffiner cette zone à un tracé plus précis d’environ 60 mètres de large.

Seuls les terrains figurant à l’intérieur de cet axe final devront faire l’objet d’expropriations, a-t-il assuré. À ce chapitre, l’avocat de formation dit vouloir bien consulter, pour ensuite bien choisir.

Non sans faire miroiter les bénéfices sociaux extraordinaires d’un TGV, il a néanmoins concédé qu’un tel projet ne se réalisera pas sans accroc pour la population.

Alto prévoit que le TGV créera 50 000 emplois au Québec et en Ontario, en plus de hausser le PIB annuel canadien de 1,1 %.

Ce qu'on veut entendre, c'est : "C'est où le tracé de moindre impact? Est-ce qu'on a pensé à tout? Est-ce qu’il y a des contraintes environnementales, géotechniques?", a-t-il résumé à propos des consultations.

Le maire Marchand est lui aussi d’avis que la voie de l’expropriation sera un mal nécessaire et ne pourra être un frein à l’avancement du projet.

Il faut que le bien collectif prévale bien plus que l'intérêt individuel de chacun. S'il y a des expropriations, on verra à les faire dans le bon ordre. Il faudra les faire. Il faut que ce projet-là avance, il ne peut pas prendre 20 ans.

Un train à grande vitesse passe à travers un champ en France.

Alto anticipe que les déplacements entre Québec et Toronto augmenteront de 30 à 40 % d’ici 2050 grâce au TGV. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / olrat

Entraves pour le tramway… et le TGV

Les citoyens de Québec appréhendant la perturbation de leurs déplacements lors des travaux pour la construction du tramway devront prendre leur mal en patience.

Débutant en avril prochain, les divers chantiers du projet TramCité pourraient partiellement entraver la ville jusqu’en 2033, date prévue pour la mise en service du nouveau service. En séquence, cette planification devrait faire en sorte que les travaux du tramway et ceux du TGV se succéderont à Québec sans laisser de répit à la population.

Martin Imbleau y voit une occasion pour recruter de la main-d'œuvre qualifiée pour un chantier similaire, tandis que Bruno Marchand préfère relativiser la situation.

S’il y a quelqu'un à Québec, à Montréal ou dans une grande ville présentement qui dit : "J'aimerais ça qu’il n’y ait pas de chantiers dans ma ville pendant 10 ans", je m'excuse, il faudrait habiter en campagne, a laissé entendre le maire.

On va avoir à travailler notre mobilité avec une grande vision globale, on va avoir à repaver nos routes, on va avoir à refaire nos infrastructures, on va avoir à corriger des infrastructures qui méritent d'être mises à jour dans les grandes villes, pas juste à Québec, a-t-il prévenu.

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