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L’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars.

LUDOVIC MARIN / AFP
Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, le 29 septembre 2025, à Paris.
« Inacceptable et intolérable ». Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde ce mardi 6 janvier contre une éventuelle « ingérence » des États-Unis après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN, telles que rapportées par la presse.
Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.
« Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics », a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats.
Comparaison de Trump avec ses propres déboires judiciaires
La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale et onze autres prévenus doivent être jugés par la cour d’appel de Paris à partir de mardi 13 janvier, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.
En évoquant le cas du magistrat français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, visé depuis août par des sanctions américaines, Peimane Ghaleh-Marzban a appelé à « nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé ».
Nicolas Guillou est notamment chargé à la CPI du dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à ses propres déboires judiciaires.


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