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Alors que Saint-Lô Agglo a engagé une procédure d’expulsion contre l’entreprise Rebirth, ce feuilleton se poursuivra le 1er septembre 2026 au tribunal de Coutances (Manche).
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Par Rédaction La Presse de la Manche Publié le 20 août 2026 à 20h28
Le bras de fer entre Saint-Lô Agglo et Rebirth se poursuit sur le terrain judiciaire. L’entreprise d’assemblage de vélos électriques, installée dans la zone Neptune à Saint-Lô (Manche), conteste la procédure d’expulsion engagée par la collectivité propriétaire des locaux. Une audience est prévue le 1er septembre 2026 devant le tribunal judiciaire de Coutances.
Le 11 mai 2026, Saint-Lô Agglo avait décidé de mettre fin au bail de Rebirth, en raison de nouveaux loyers impayés, datant de décembre 2025. La collectivité avait alors fixé au 20 août la date limite de départ de l’entreprise de ses locaux.
« Si on nous dit qu’il faut faire autrement, on fera autrement »
Après plusieurs semaines sans recours formalisé, Rebirth a finalement saisi la justice par l’intermédiaire de son avocat, contestant la décision d’expulsion, via un courrier adressé à l’Agglo le 13 juillet.
La procédure doit être examinée par un juge de l’exécution. Si celle-ci est validée, Saint-Lô Agglo pourra ensuite faire intervenir un commissaire de justice pour procéder à l’expulsion.
Il y a une audience le 1er septembre. Si on nous dit qu’il faut faire autrement, on fera autrement. En ce qui nous concerne, cela ne change pas grand chose. Tant que nous ne sommes pas sollicités par la justice, pour nous, il n’y a rien qui change.
Cette nouvelle étape intervient après un premier contentieux entre les deux parties. En novembre 2023, Saint-Lô Agglo avait déjà demandé l’expulsion de l’entreprise. Le tribunal judiciaire de Coutances avait alors accordé à Rebirth une période probatoire de deux ans, avec l’obligation de régler ses loyers dans les délais. Selon la collectivité saint-loise, cette condition n’a pas été respectée : seize mises en demeure de paiement ont été adressées à l’entreprise entre janvier 2024 et avril 2026.
Ces impayés de loyers, évalués à un peu plus de 122 000 €, interviennent après un imbroglio lié à la TVA datant de 2019. Rebirth affirme que Saint-Lô Agglo lui devrait 800 000 euros, ce qui aurait motivé la suspension de paiement des loyers afin d’obtenir une solution à ce litige fiscal. L’agglomération conteste cette lecture. « Il faut arrêter. Qu’ils voient ça avec le fisc, c’est un autre sujet », réagit Mickaël Grandin.
Quel avenir pour les salariés ?
Créée autour de l’activité de vélos pliants Mobiky, qui avait conduit à son implantation à Saint-Lô en 2013, dans une usine de 4 000 m2 construite par Saint-Lô Agglo, l’entreprise a depuis évolué pour devenir le groupe Rebirth. Celui-ci rassemble aujourd’hui plusieurs marques de cycles, parmi lesquelles Solex, Matra, Lejeune, Coleen, Easybike. Le groupe compte une trentaine de salariés à Saint-Lô.
Dans ce contexte, Saint-Lô Agglo reste attentive à leur situation.
Nous avons le même état d’esprit que depuis le début. S’il faut accompagner les salariés et les aider à retrouver un emploi, nous le ferons.
Malgré plusieurs sollicitations, la direction de Rebirth n’a pas encore donné suite à nos demandes.
De notre correspondant Jean-François TORCHIO
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