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Des porte-parole affirment que les taux de littératie et de réinsertion souffriront, si Service correctionnel Canada (SCC) supprime les postes de bibliothécaires au sein des prisons fédérales.
Le gouvernement fédéral a demandé à SCC de faire des compressions qui s’élèvent à 132,2 millions de dollars sur trois ans. Le service fédéral entend supprimer 400 postes d’ici l’exercice financier 2028-2029, a-t-il indiqué dans une déclaration.
Le corps fédéral indique qu’il y a 19 postes de bibliothécaires dans les prisons fédérales à travers le Canada, dont une au pénitencier de la Saskatchewan.
Chrissy Halliday, la responsable du comité consultatif de citoyens du pénitencier de la Saskatchewan, indique qu’ils ont été avisés de l’éventuel changement de personnel en avril dernier.
Il y avait des drapeaux rouges pour nous, car [la correction] est basée sur la réinsertion. Comment peut-on réhabiliter les gens, sans programmes?, dit-elle.
SCC a indiqué que la bibliothèque reste ouverte, et qu’aucune décision n’a été prise pour apporter des modifications aux services offerts pour l’instant.
Chrissy Halliday est aussi la directrice générale de Parkland Restorative Justice, un groupe qui offre du soutien et du mentorat aux personnes qui sont dans le système judiciaire, y compris des détenus au pénitencier de la Saskatchewan.
La capacité à lire des livres et à découvrir de nouvelles choses est un morceau de la réinsertion.
Certains gestionnaires ont proposé de laisser la gestion des bibliothèques aux prisonniers.
Ça peut tourner au vinaigre, dit Chrissy Halliday. Cela pourrait être un danger pour les employés et pour les autres prisonniers.
Elle ajoute que la présence d’un bibliothécaire est importante, car cette personne est capable d’offrir du matériel pertinent à un prisonnier qui fait ses études au niveau secondaire ou postsecondaire.
Nos bibliothécaires apprennent à connaître la population qu’ils desservent, affirme Chrissy Halliday. C’est une personne qui ne porte pas l’uniforme et qui peut vous parler.
Jason Demers est professeur à l’Université de Regina et donne des cours à des prisonniers. Il se dit contre les compressions des postes au sein des pénitenciers.
Il affirme que des études ont démontré que la littératie est le premier facteur qui contribue à la sécurité publique et la prévention du récidivisme.
Des décisions de ce genre démontrent que les gestionnaires ne comprennent pas la mission de Service correctionnel Canada, qui a pour but de contribuer à la sécurité publique en assistant et en encourageant les délinquants à devenir des personnes qui respectent la loi, affirme Jason Demers.
Il indique que la suppression des postes de bibliothécaires pourrait violer les Règles Nelson Mandela ou l'Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies. (nouvelle fenêtre)
La règle 64 des Nations Unies indique que chaque prison doit avoir une bibliothèque qui a des livres d’instruction ou de loisir et qu’elle doit être accessible à chaque détenu.
Avec les informations de Lisa Risom


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