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La présence des gangs de rue se fait de plus en plus remarquer à l’ouest de la Côte-Nord, mais les efforts pour contrer la délinquance aussi. Un organisme de la Haute-Côte-Nord a obtenu plusieurs centaines de milliers de dollars en subventions pour prévenir la criminalité chez les jeunes.
Au cours des derniers mois, plusieurs événements criminels ont impliqué des jeunes, notamment dans la Manicouagan. Un des individus accusés en lien avec le meurtre de Jérémy Barette à Baie-Comeau, par exemple, a 20 ans. Les quatre personnes accusées d’avoir tiré sur une résidence de Chute-aux-Outardes, elles, ont entre 16 et 23 ans.
Plus à l’ouest encore, Nathalie Beaudouin, la directrice du Carrefour solidaire Haute-Côte-Nord, est l’une de celles qui travaillent à prévenir la délinquance chez les jeunes de sa région. L’organisme à la tête duquel elle se trouve a reçu 360 000 $ dans le cadre d’un programme de lutte contre la criminalité.

Un des individus accusés en lien avec le meurtre de Jérémy Barette à Baie-Comeau a 20 ans seulement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy
Carrefour solidaire Haute-Côte-Nord fait partie des organismes bénéficiant d’un investissement de 140 M$ en prévention de la criminalité chez les jeunes, annoncé l’automne dernier par le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière.
L’argent obtenu par l’organisme lui permettra de continuer à payer les salaires d’intervenants qui travaillent notamment au raccrochage scolaire et aux problèmes de consommation chez les jeunes de 12 à 25 ans.
En Haute-Côte-Nord, on n’observe pas encore l’impact des gangs de rue, affirme Nathalie Beaudouin, c’est pour ça qu’on travaille du côté de la prévention. Pour elle, tout passe par la communication.
Notre réussite, c’est quand un jeune réussit à se confier à nous.
Les jeunes de la Haute-Côte-Nord fréquentent les établissements du Centre de services scolaire de l’Estuaire (CSS), dirigé par Nadine Desrosiers. Celle-ci reconnaît avoir observé une recrudescence de la violence au cours des derniers mois.

Nadine Desrosiers, la directrice générale du CSS de l'Estuaire, veut intervenir rapidement auprès des jeunes susceptibles d'être attirés par la criminalité. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
On sait que nos jeunes sont sollicités, dit-elle.
La directrice générale du CSS de l’Estuaire donne en exemple un événement survenu cet automne, alors que ses équipes ont dû intervenir auprès d’un petit groupe d’élèves dont le flânage les mettait à risque, selon elle.
Dans chaque école sur le territoire de l’établissement, une dizaine de travailleurs sociaux et techniciens en travail social contribuent à tisser le filet social et à rattraper les jeunes susceptibles d’être attirés par le milieu criminel.
Selon Nadine Desrosiers, la clef d’une intervention réussie, comme celle qu’elle dit avoir effectuée à l’automne, réside dans sa rapidité et dans la collaboration de tout le milieu.
L’autre organisme à avoir reçu des sous en lien avec la subvention, Productions Innu Nikamu, n’était pas disponible pour répondre à nos questions pour le moment.
Avec les informations de Catherine Paquette


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