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La droite et le centre ne manquent pas de candidats déclarés pour la présidentielle. Malgré les comités de liaison, mains tendues et autres courriers pour avancer vers une candidature commune, rien ne bouge.
Nathalie Mauret - Aujourd'hui à 18:30 - Temps de lecture :
Chaque mois, un comité de liaison qui rassemble les responsables des partis qui ont gouverné depuis dix ans se réunit. Renaissance, Horizons, le MoDem, l’UDI, le Parti radical, etc. Tous, sauf Les Républicains – qui ne veulent pas entendre parler de la notion de « bloc central » – se retrouvent lors d’un déjeuner pour évoquer la présidentielle.
Depuis le printemps, le comité de liaison n’a pas avancé d’un iota. Les participants sont convaincus de la nécessité d’un rassemblement, mais derrière eux et pas derrière l’autre…
Une lettre sans réponse
Début septembre, Édouard Philippe les a tous invités à se rencontrer en novembre. Il a doublé cette invitation d’une lettre, reçue le week-end dernier par une quinzaine de responsables (les présidents de partis, de groupes parlementaires, etc.).
Ce mardi, aucune réponse n’était parvenue à Édouard Philippe, qui pourtant avait mis les formes dans son courrier. Il évoquait une rencontre entre tous, « sans engagement » et sous la tutelle d’aucun camp. Le maire du Havre rappelait même pour convaincre ses partenaires que la droite et le centre sont dans la même majorité au Sénat et gèrent ensemble de nombreuses collectivités locales. Mais il n’a même pas eu droit à un accusé de réception.
« Personne n’incarne le début d’un espoir pour 2027 », dit-on dans l’équipe de Gabriel Attal, à la traîne dans les sondages par rapport au candidat Horizons. Le candidat Renaissance est favorable à une primaire en début d’année, ce qui n’est pas considéré comme réaliste chez Horizons.
L’ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo s’est présenté comme « tiers de confiance » pour mettre tout le monde d’accord sur la feuille de route. Avec le même succès que celui réservé au courrier d’Édouard Philippe. Attal attend que la dynamique vienne vers lui et Bruno Retailleau claironne qu’un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne peut incarner la nouveauté – contrairement à lui qui se présente comme un ancien ministre de cohabitation. Au sein du bloc central, les sondages auront sans doute le dernier mot. Mais pour l’instant, ils laissent la droite et le centre loin du débat du second tour.


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