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Invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le président de Reconquête ne ferme pas la porte à une participation à une primaire, bien qu’il souligne à juste titre que sa tenue devient « de moins en moins probable ».
Passer la publicité Passer la publicitéVa-t-il se relancer dans la course à l’Élysée ? Ou préférera-t-il passer le flambeau à la très médiatique Sarah Knafo, qui vient de lancer une « grande consultation » programmatique auprès des Français, accompagnée d’un tour du pays, en vue de 2027 ? Près de cinq ans après le lancement de sa campagne, et alors que toutes les écuries présidentielles aiguisent leurs stratégies, Éric Zemmour feint de laisser planer le doute sur ses intentions. Ce qu’il a néanmoins confirmé dimanche lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », c’est qu’une figure de Reconquête sera bel et bien sur la ligne de départ. Peu importe si cela va à rebours de la ligne d’« union des droites » qu’il défend depuis longtemps : l’ancien éditorialiste ne cherche pas à imposer « l’unicité de la candidature », le système politique étant à mille lieues du « parti unique ».
L’occasion pour lui de rejouer le match de 2022, en insistant sur ses désaccords « majeurs » avec le Rassemblement national (RN) concernant l’économie, l’islam ou l’assistanat. « Le premier tour, il faut choisir ses convictions, il ne faut pas regarder les sondages : est-ce que le programme du RN est le plus à même de correspondre aux convictions des électeurs de droite ? », fait mine de s’interroger Éric Zemmour, pour qui la réponse est clairement négative. L’occasion aussi de moins attaquer la ligne des Républicains (LR) que leur stratégie : « Avec Bruno Retailleau, on peut se rapprocher sur les principes et les idées, mais j’ai un différend avec ce qu’a fait son parti depuis quarante ans, qui est, avant la gauche, le principal responsable de l’invasion migratoire », lance le président de Reconquête. Étayant ses propos à l’appui du « regroupement familial » voulu par Valéry Giscard d’Estaing, de l’« immigration choisie » prônée par Nicolas Sarkozy, et du record d’entrées d’immigrés en France enregistré pendant le passage du patron de LR à Beauvau.
Nous ne sommes pas du genre à céder sous la pression de ce que j’appelle les cavaliers de l’apocalypse - Larcher, Copé, Pécresse et autres Bertrand - pour qu’ils se couchent devant M. Philippe.
Éric Zemmour, dimanche, lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat ».Toujours est-il qu’Éric Zemmour ne ferme pas la porte à une primaire de la droite, bien qu’il souligne à juste titre que sa tenue devient « de moins en moins probable », en raison du refus d’Édouard Philippe et de Jordan Bardella ou du peu d’enthousiasme de Bruno Retailleau à y participer. Faute de compétition interne, la figure nationaliste promet que son mouvement maintiendra son candidat « jusqu’au bout ». « Nous ne sommes pas du genre à céder sous la pression de ce que j’appelle les cavaliers de l’apocalypse - Larcher, Copé, Pécresse et autres Bertrand - pour qu’ils se couchent devant M. Philippe », tacle Éric Zemmour, jurant de ne « se soumettre devant personne ».


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