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Le candidat se présentant comme social-démocrate a annoncé sa candidature au JT de TF1. Sa compagne Léa Salamé devrait se mettre en retrait du JT de France 2 après cette annonce.
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Par Rédaction Actu Publié le 23 août 2026 à 20h33
Après s’être donné trois mois pour tenter de convaincre le camp de la social-démocratie, Raphaël Glucksmann a officialisé ce dimanche 23 août 2026 sa candidature à la présidentielle sur TF1, en passant par une primaire avec le Parti socialiste.
Léa Salamé en retrait du JT de France 2
Le leader de Place Publique l’a annoncé au 20 H 00 de TFI. « Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu’est en train de devenir notre nation et ce qu’elle pourrait devenir dans les mois qui viennent », a déclaré l’eurodéputé qui s’est dit « candidat pour gagner ».
Dans son programme, son obsession sera d’augmenter « la rémunération nette des travailleurs » par une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires.
Elle sera financée « en taxant davantage les méga-héritages, les 1% les plus gros, ça nous permettra de récupérer 15 milliards d’euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs », a-t-il précisé.
Il a également promis « un plan de sauvetage de l’école publique » car « ça me retourne les tripes l’état de l’école publique aujourd’hui ».
Une annonce avec pour conséquence immédiate la mise en retrait sur la chaîne concurrente France 2 de sa compagne Léa Salamé, qui présentait le JT et devait initialement reprendre lundi. Jean-Baptiste Marteau, joker aux manettes cet été, devrait la remplacer.
Comme dans tous les couples, quand la décision de l'un a un impact aussi grand sur la vie de l'autre, nous avons eu de longues discussions, mais dans la vie de chacun, il y a un moment où les combats que vous menez, eh bien vous devez les mener jusqu'au bout
Une primaire encore à gagner
C’est déjà sur TF1 que le 26 mai dernier, l’eurodéputé de 46 ans avait annoncé se donner trois mois « pour sillonner le pays », « proposer (un) nouveau contrat patriotique », et « réunir (sa) famille politique » pour la présidentielle.
Fort de ses 13,8% aux dernières européennes, où il menait une liste PS-Place Publique qui l’a placé en tête de la gauche, Raphaël Glucksmann s’est senti peu à peu pousser des ailes :
« Je suis comptable de l’espoir que j’ai levé », disait-il fin mai, rappelant qu’il avait fait « le seul score à deux chiffres de ces dix dernières années pour la social-démocratie à une élection nationale ».
Mais alors que le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, son principal rival à gauche, est crédité de 15% des intentions de vote, le chef de Place publique n’est évalué qu’à 10-11%, tout en restant le mieux placé sur l’espace social-démocrate.
Ne disposant pas d’une structure suffisante pour appuyer sa future candidature, il a besoin de l’appareil du Parti socialiste pour mener campagne. Ce qui implique de devenir officiellement leur candidat.
Pour cela, l’eurodéputé, connu notamment pour sa fermeté vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine, devrait en principe passer par une primaire avec les socialistes. Les modalités de ce processus de désignation doivent être finalisées dans les prochains jours et validées par les instances des deux partis mardi prochain.
Réaffirmant son hostilité à LFI « avec qui il n’y aura plus jamais d’accord si je gagne la primaire », Raphaël Glucksmann a tendu la main aux Écologistes sur le plateau de TF1, « qui ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre », et aux communistes, avec qui « nous avons un objectif commun, qui est la réindustrialisation du pays, le fait de remettre les travailleurs au cœur du contrat social ».
Des soutiens dans le camp socialiste
Face à lui dans la primaire, plusieurs socialistes sont sur les rangs, dont le député Philippe Brun et l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Dans La Tribune dimanche, le député Jérôme Guedj confirme aussi sa candidature, promettant de défendre « les deux piliers de notre identité républicaine : la Sécurité sociale et la laïcité ».
Mais le principal adversaire de Raphaël Glucksmann devrait être Olivier Faure, qui n’a pas encore fait acte de candidature, mais entend défendre sa ligne d’union de la gauche et de refus des gauches irréconciliables.
L’eurodéputé peut déjà compter sur le soutien de plusieurs socialistes, qui en ont fait leur candidat, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, la sénatrice Laurence Rossignol, ou le maire de Montpellier Michaël Delafosse. D’autres socialistes devraient sans doute rapidement le rejoindre, notamment chez les opposants d’Olivier Faure.
Dans le camp écologiste, le sénateur Yannick Jadot est également favorable à sa candidature.
Raphaël Glucksmann, qui défend une ligne pro-européenne et anti-LFI, et appelle à mener « la bataille du patriotisme français », avait rassemblé près de 4 000 personnes lors d’un premier meeting à Aubervilliers en juin, invitant les socialistes et les écologistes à le rejoindre.
Mais celui qui a récupéré dans son équipe d’anciens macronistes est soupçonné par certains à gauche d’un virage vers le centre et d’une vision social-libérale, ce qu’il dément vigoureusement.
Le fils du philosophe André Glucksmann pâtit aussi d’une image de déconnexion et de parisianisme qu’il s’efforce de gommer. Il doit aussi faire oublier sa mauvaise prestation fin 2025 face à un panel de Français et à Eric Zemmour, qui avait fait douter jusque dans son camp.
Raphaël Glucksmann est aussi attendu au tournant par l’ex-président François Hollande, qui ne veut pas participer à la primaire, mais se tient en embuscade s’il dévissait dans les sondages.
Avec AFP
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