NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le président LR a fait son premier meeting de campagne à Paris ce samedi. Devant 3 000 personnes, dont Boualem Sansal, il a installé le duel avec La France insoumise et Gabriel Attal et tenté de convaincre qu’il était celui qui pouvait « remettre la France à l’endroit ».
Au Parc Floral à Paris, Nathalie Mauret - Hier à 19:30 | mis à jour hier à 19:39 - Temps de lecture :
Un discours dense, très dense. Un rythme rapide, très rapide. Et une phrase maintes fois répétée comme un mantra et une promesse : « remettre la France à l’endroit ». Bruno Retailleau, candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle parle vite, de tout, multipliant les sujets, les propositions souvent radicales, érudit et professoral, jusqu’à anesthésier les quelque 3 000 personnes présentes au parc Floral de Paris pour son lancement de campagne, qui n’avaient que peu d’espace pour l’applaudir.
Distancé dans les sondages par rapport à ses principaux concurrents, le Rassemblement national (RN) de Jordan Bardella ou Horizons d’Édouard Philippe qui ont tous les deux capté une partie de l’électorat de droite, Bruno Retailleau comptait sur ce meeting pour imposer sa vision de la France. Pour se présenter aussi. Car le sénateur de Vendée, ancien ministre de l’Intérieur, n’est finalement identifié que sur les questions régaliennes. « Je suis un enfant de la ruralité, de la province » dit-il promettant d’aller jusqu’au bout, quand certains même dans son propre camp, et hors micro, en doutent. Au premier rang, Boualem Sansal assure la caution intellectuelle et remporte le concours de l’applaudimètre avec l’eurodéputé François-Xavier Bellamy et le maire de Troyes François Baroin, l’une des figures les plus populaires de LR.
Sans note, sans prompteur, l’ancien ministre de l’Intérieur veut réitérer ce qu’a réussi François Fillon, son ancien mentor, lors de la primaire de 2016 : l’emporter face aux favoris grâce à son sérieux et à ses convictions. Ça tombe bien : dans la salle, les sympathisants lui reconnaissent ces valeurs. « Il est capable de redresser la France », vante Jocelyne, retraitée francilienne. « Je le soutiens car il a de l’autorité et qu’il sera ferme sur l’immigration », dit Victor, jeune picard de 22 ans qui a « peur pour l’avenir du pays ».
Des cibles choisies
Dans son discours, Bruno Retailleau a choisi ses cibles. Le macronisme auquel il ne veut pas être assimilé (« Je ne prétendrai jamais être Jupiter ») et Jean-Luc Mélenchon dont il assure que la nouvelle France « est le nouveau sectarisme » « un nouvel antisémitisme qui s’abreuve aux sources de l’islamo-gauchisme ». Il égratigne également Gabriel Attal : « Tu casses, tu répares… C’est pour les enfants, ça ne va pas effrayer les barbares », moque Bruno Retailleau. Édouard Philippe, lui est épargné. Car c’est surtout son électorat qu’il vise, pariant secrètement sur un effondrement du maire du Havre. « Un héritier du macronisme ne peut gagner cette élection », assure l’un de ses proches.
L’absence de Xavier Bertrand, de Jean-François Copé et de Laurent Wauquiez est contrecarrée par la présence des nouveaux maires LR, accueillis en majesté au début de la réunion publique. C’est sur eux qu’il veut s’appuyer pour la présidentielle la plus importante, selon lui, depuis un demi-siècle. « La France a rendez-vous avec son destin. Soit l’effondrement soit le relèvement », théâtralise-t-il. Il veut être l’artisan de la seconde option.


2 week_ago
92



























.jpg)






French (CA)