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Par Kiara Carrière
Publié le 20/08/2026 à 15h06, mis à jour le 20/08/2026 à 16h52
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Marine Le Pen, David Lisnard, Mathilde Panot... Les réactions et inquiétudes des politiques se multiplient face à un taux d’emprunt record que connaît la France.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors qu’hier le taux d’emprunt de la France a atteint les 4,2 %, du jamais vu depuis 2008, les politiques français n’ont pas tardé à réagir. Dans un post X, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle, s’est alarmée mercredi des «taux records» de la dette française. Les taux d’intérêt augmentent, la dette française avec. En deux ans, la France à vu la charge de sa dette bondir de 10 milliards d’euros. Marine Le Pen y voit «le bilan implacable de dix ans de macronisme». Pointant la responsabilité du Président de la république et de son ex-premier ministre Édouard Philippe, concurrent dans la course à l’Élysée, elle les accuse d’avoir fait «des chèques sans provision dont il faut désormais payer les conséquences».
«Il est grand temps de nettoyer les écuries d’Augias que sont devenus les comptes de la nation», ajoute Marine Le Pen, qui se prévaut de disposer «du courage et de la détermination» pour mener à bien cette tâche. Bruno Le Maire n’a pas tardé à répliquer : « Non, madame Le Pen, ce n’est pas la politique économique de 2017 qui explique ce résultat, mais son abandon en 2024 et l’abandon de la réforme des retraites en 2025», affirme l’ancien ministre de l’économie. Un abandon qui s’explique par «la menace permanente de censure de tous les partis d’opposition, dont le vôtre», ajoute-t-il en s’adressant directement à la présidente des députés RN à l’Assemblée nationale.
David Lisnard, autre candidat déclaré à la présidentielle, a lui aussi donné son analyse sur cette hausse des taux. Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, il note qu’en 2026 «les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale». Avec son parti Nouvelle Énergie, il préconise «un vrai plan d’intervention» pour «revoir totalement le modèle de l’État providence», mais aussi «gérer l’État en mode projet, comme on le fait dans une entreprise». «La dette, c’est pas virtuel» et on ne peut pas «la renouveler sans conséquence», insiste-t-il, en faisant référence indirectement aux dires de Jean-Luc Mélenchon.
« Libérer la France de ce poids qui est fait »
Dans une conférence de presse donnée il y a deux mois à des médias «alternatifs», le chef des Insoumis a suggéré l’annulation de la part de dette détenue par la Banque de France, que l’on pourrait d’après lui «foutre au feu» car «personne ne s’apercevra jamais que ça a disparu». Jean-Luc Mélenchon, lui aussi candidat pour 2027, recommande sur son compte X le livre d’Éric Coquerel, «Lâchez-nous la dette !», pour «mieux comprendre» comment celle-ci peut être «une stratégie délibérée pour détruire les acquis sociaux et remplir les poches des privilégiées.»
Mathilde Panot se positionne pareillement au micro de France Inter. La veille, la présidente de La France Insoumise a fustigé « les mêmes qui nous font la morale sont ceux qui ont créé 1000 milliards de dette, et voire même plus». «Vous vous rappelez ce banquier de génie qu’est Emmanuel Macron», ironise la députée, en accusant «l’inaction» d’être responsable de l’explosion de l’inflation. D’après elle, «il est possible d’annuler une partie de la dette», ce qui permettrait de «libérer la France de ce poids qui est fait».


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