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Par Eloi Passot
Publié le 21/08/2026 à 18h16, mis à jour le 21/08/2026 à 18h47
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Dans une étude pour la Fondapol, le politologue Pascal Perrineau livre une radioscopie éclairante de l’évolution récente de l’électorat du parti de Marine Le Pen.
C’est l’histoire d’une progression électorale exponentielle. «D’un parti de protestation à un parti dominant», titre le politologue et professeur émérite à Sciences Po Pascal Perrineau dans sa dernière note pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) consacrée aux mutations de l’électorat RN sur les deux quinquennats Macron (2017-2027). Il y a d’abord eu les résultats en dents de scie du Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen : un premier score important de 10,95% aux européennes de 1984. Puis 14,4% à la présidentielle de 1988, l’accès tonitruant au second tour en 2002 avec 16,9% et le recul de 2007 avec 10,4%.
À partir de 2011, Marine Le Pen ouvre une ère de progression constante pour le parti à la flamme : 17,9% en 2012, 21,3% en 2017, 23,2% en 2022. Et, surtout, la barre symbolique des 30% franchie aux européennes de 2024 avec 31,4% et de nouveau aux législatives anticipées avec 33,2% des voix au premier tour (RN et UDR). Même les élections municipales, longtemps…


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