Le candidat de La France insoumise à la présidentielle veut des écorégions, capables de répondre aux défis environnementaux et dont les limites sont plus en cohérence avec la gestion de l’eau, donc avec les cours des fleuves.

Nathalie Mauret - Hier à 18:30 | mis à jour hier à 18:31 - Temps de lecture :

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« Les régions actuelles, c’est l’ancien monde ! Elles sont dépassées. » Candidat pour la quatrième fois à la présidence de la République, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) propose de les remplacer par ce qu’il appelle des « écorégions » en cohérence avec les bassins-versants, donc les fleuves. L’idée figurait déjà en filigrane dans le programme insoumis pour 2022 mais elle est cette fois-ci élevée au rang des priorités. « Il y a une centralité de la question de l’eau. Tout revient à l’eau », insiste Jean-Luc Mélenchon.

Mettre en exergue ce point du programme présidentiel en cette période où canicules et feux de forêt marquent les esprits n’a évidemment rien du hasard. « La canicule a modifié la perception des Français qui ont maintenant la perception d’un phénomène irréversible. Ça ne s’arrêtera pas ! », ajoute le prétendant à l'Élysée. Il avait déjà évoqué le sujet majeur de la gestion de l’eau en 2022, sans que cela ne devienne pour autant un thème de campagne.

Jean-Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse ce jeudi. Photo Sipa/Stéphane Lemouton

Jean-Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse ce jeudi. Photo Sipa/Stéphane Lemouton

Une campagne écolo

Les députés insoumis Claire Lejeune (Essonne) et Gabriel Amard (Rhône) ont été chargés d’œuvrer à la faisabilité de ces écorégions, qui ont pour but de permettre une cohérence de la gestion et de la protection des fleuves et rivières. Ces nouvelles régions auraient en charge les agences de santé et la problématique des transports.

« L’impératif écologique n’est plus négociable et il n’appartient pas au parti écologiste », affirme Jean-Luc Mélenchon. Une petite phrase glissée au moment où plusieurs parlementaires écologistes, dont Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe des écologistes à l’Assemblée, font pression pour que leur parti entame des discussions avec les insoumis. « Je les comprends, il y a beaucoup de convergences entre nous », commente Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise. Le groupe insoumis s’est d’ailleurs associé à la motion de censure que son homologue écologiste a déposée ce jeudi pour protester contre la gestion de la canicule par le gouvernement.

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