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Par Lucas Hélin, envoyé spécial à Mayotte
Publié le 21/08/2026 à 17h36
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REPORTAGE - Visitant un centre de rétention administrative, puis un camp de fortune, le maire du Havre a relancé sa campagne en prônant la fin du droit d’asile et du sol dans l’archipel mahorais.
Devant une mangrove grignotée par des abris de fortune et jonchée de déchets, Édouard Philippe ne peut que mesurer l’ampleur de la problématique de l’immigration à Mayotte. « Ils ont tout défoncé. Dès qu’on réussit à en loger certains, d’autres arrivent », déplore un policier municipal qui accompagne, vendredi matin, l’ancien premier ministre dans une petite partie du camp de Tsoundzou. En chemise blanche et cravaté, le Havrais détonne forcément, mais il se faufile quand même, quelques minutes, entre ces « bangas », qui se résument à des bâches sur des bouts de bois.
À 8 000 kilomètres de l’Hexagone, c’est dans l’archipel mahorais qu’il a choisi de relancer sa campagne en voulant hausser le ton sur l’immigration. Dans ce camp se trouvent des milliers de demandeurs d’asile, en provenance, pour la majorité, d’Afrique des Grands Lacs. À l’entrée, deux représentantes de la Croix-Rouge alertent le président d’Horizons sur leur surveillance du virus Ebola. « Ce n’est pas une petite affaire… »


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